Petites vites de début d’année

Question de parler d’autre chose que du temps qu’il fait (avouez que ce n’est vraiment pas évident ces jours-ci, surtout quand le mercure grimpe, puis replonge de 25 degrés en l’espace de quelques heures avant de vouloir remonter en vue de la fin de semaine), voici ce qui a retenu mon attention au cours des derniers jours dans notre merveilleux petit monde des coureurs du froid et de l’humidité.

1- Marathon de Boston: la résilience (encore). Un petit coup d’oeil furtif à la liste des inscrits au prochain Marathon de Boston m’a confirmé ce que je savais déjà: la résilience des coureurs, ce n’est pas de la frime. Qu’il s’agisse de personnes connues ici (Éric Hoziel, Suzanne Gariépy), de coureurs connus  au Québec (Sébastien Roulier) ou ailleurs (Team Hoyt, Amy Rusiecki) ou de connaissances à moi, tous ceux qui étaient là en 2013 seront de retour en 2014.

C’est avec beaucoup de fierté que je me joindrai à eux à Hopkinton le 21 avril au matin.

2- Ultimate XC St-Donat. Les autobus jaunes s’emplissent rapidement !  Plus de la moitié des places sont déjà prises pour chacune des épreuves de 38 et 60 km après seulement une semaine d’inscriptions. Il serait étonnant que ces deux courses-là n’affichent pas “complet” d’ici au printemps.

3- Vermont 100. “Online registration opened on January 6th 2014. And the response was overwhelming !”. Ce sont les mots que l’on retrouve sur le site internet du Vermont 100. Et “overwhelming”, c’est le moins qu’on puisse dire !  J’ignore en combien de temps le 100 milles s’est rempli, mais à peine 4 heures après l’ouverture des inscriptions, il ne restait plus de place et la liste d’attente comptait déjà une trentaine de noms.

Je me demande bien ce que les organisateurs comptent faire pour les prochaines éditions, l’approche “premier arrivé, premier servi” n’étant peut-être pas la meilleure quant une épreuve devient trop populaire. Se voir refuser l’accès à une course pour cause de problème de connexion internet, ça doit être assez frustrant merci ! Je prédis l’instauration loterie pour l’édition 2015.

En ce qui concerne le 100k, la course que j’envisageais faire cette année, il reste encore une vingtaine de places au moment d’écrire ces lignes.

4- Pandora 24. C’est maintenant décidé, je ne serai pas de la fête à Silver Hill Meadow en juillet. Le but de m’inscrire au 100k était d’aller chercher de l’expérience en vue d’un 100 milles. Or, bien que cette course m’aurait été fort utile en ce sens, elle aurait représenté un investissement logistique et monétaire équivalent à la “vraie” course. De plus, je craignais d’éprouver un certain regret à la vue des 100-milers tout autour de moi.

Je mettrai donc le cap sur Prévost cet été. Mon but: effectuer des tests. Voir ce qui marche, ce qui ne marche pas côté alimentation, hydratation, vêtements, chaussures, etc. Le fait de pouvoir avoir accès à mes affaires à tous les 10 km me permettra de pouvoir m’ajuster en cours de route tout en étant pas mal moins exigeant pour l’équipe de support !  Je pourrai également tester ma volonté car après plusieurs heures passées dans les sentiers, il sera probablement tentant de sauter dans l’auto pour retourner à la maison !

Aussi, détail non négligeable, on ne m’a dit que du bien du Massif des Falaises et de l’organisation du Tour en octobre dernier.

5- La fin de saison. Encore une fois, toujours question d’y aller progressivement, pas de Virgil Crest pour 2014. J’envisage plutôt deux courses de 80 km / 50 milles: la Chute du Diable et mon Vermont 50 chéri que j’ai dû laisser tomber en 2013. Mais bon, j’ai encore le temps d’y penser, pas vrai ?

6- Face de bouc. Comme les valeureux Gaulois, je résiste, encore et toujours à l’envahisseur. Mais pour combien de temps encore ?  Maintenant, les réseaux que l’on dit sociaux sont partout et si on les évite, on finit par se priver d’informations très intéressantes. Ainsi, la très grande majorité des épreuves ont leur page Facebook sur laquelle ils publient les dernières informations pertinentes. Les infolettres arrivent souvent plus tard… quand elles arrivent. Dans certains cas, être un irréductible comme moi présente des inconvénients considérables. Par exemple, l’organisation des 6 heures Frozen Ass Mount Royal n’avait même pas de site web, l’inscription se faisant par Facebook uniquement.

Va peut-être falloir que je me fasse à l’idée…

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L’infolettre Ultimate XC

Ça fait bizarre d’écrire sur l’Ultimate aujourd’hui, alors qu’il fait -25 degrés à l’extérieur (le nordet se chargeant d’amener la sensation de froid à -40 degrés), mais bon, on vit au Québec,  alors on est habitués, n’est-ce pas ?

Je disais donc mardi que c’est avec une certaine surprise que j’ai pris connaissance de la dernière infolettre de l’Ultimate XC.

Au début, on y parle de certains ajustements apportés soit à l’horaire, soit aux parcours de certaines épreuves, des ajustements qui permettront une meilleure fluidité dans le déroulement des courses. Là-dessus, rien à dire. Toute organisation qui se respecte sait identifier les situations problématiques et apporte les changements en conséquence en vue des années suivantes. C’est ce qu’on appelle l’expérience. L’organisation de l’Ultimate en étant une de qualité, on ne pouvait s’attendre à moins de leur part.

C’est quand on arrive à la troisième page de sa lecture que l’œil est attiré par un détail: l’écriture du message passe du noir au rouge. Houuu, ça doit être important ! Dès la deuxième phrase, on apprend que « le 60 km est réservé pour l’élite de course en sentier ». Ha oui ?  Je fais partie de l’élite de la course en sentier, moi ? Ha bon…

On poursuit: « Le 60 km du Festival Ultimate XC Kmag n’est pas un parcours ordinaire (duh !) […] nous réduisons le nombre de participants à 96 en 2014, dû au degré de difficulté du parcours (et probablement aussi parce qu’un autobus scolaire compte 48 places). Le seul but de ce parcours est de préparer les athlètes québécois aux grandes courses un peu partout à travers le monde. Si votre intérêt est de pouvoir dire que vous avez complété un ultra; vous seriez mieux servi à considérer une autre course ».

Ok, rien que ça ?  Mais ce n’est pas tout. On y apprend plus loin que pour avoir le droit de participer à la future épreuve de 120 km en 2015, il faudra impérativement avoir complété le 60 km en moins de 10h30 en 2014. Et pour faire le 60 km en 2015, il faudra d’abord s’être « qualifié » en faisant le 38 km en 2014. Je suppose qu’on peut aussi faire le 60 km les deux années, même si ce n’est pas spécifié.

Pour compléter le tout: « Dû à la difficulté des parcours, aucune autre course ne pourra servir de qualificatif,  incluant des 100 miles aux USA. »

Pardon ?!?  Je concède que le parcours n’est pas facile. Beaucoup de montées et de descentes, plusieurs parties très techniques, le Vietnam, la bouette, etc. Ça me sidère encore que 3 gars aient réussi à descendre sous les 6 heures là-dedans en juin dernier. Mais ce n’est pas la fin du monde non plus. On s’entend sur une affaire: 60 km, c’est très court pour un ultra. N’importe quel coureur qui a fait un 100 milles ne sera certainement pas intimidé, peu importe la « facilité » du 100 milles auquel il aura pris part.

Pourtant, si je comprends bien, si par miracle quelqu’un comme Scott Jurek, Dean Karnazes, Kilian Jornet ou Timothy Olson désirait s’inscrire pour le 60 km en 2015, il ne pourrait pas le faire parce qu’il n’aurait pas fait le 38 km en 2014, c’est bien ça ? C’est un ti peu exagéré, à mon humble avis.

De toute façon, suis-je le seul à voir une contradiction entre le fait que le 60 km soit une épreuve de préparation pour les grandes courses internationales et le fait qu’on ne puisse pas utiliser lesdits ultras internationaux comme épreuves qualificatives ?

Bref, je m’attends à certaines rectifications dans ce dossier.

Ceci dit, les inscriptions ouvraient hier et c’est avec une certaine surprise que j’ai constaté que la page de confirmation était assez bien remplie merci. Juste pour le 60 km, 24 personnes étaient déjà inscrites, occupant ainsi la moitié du premier autobus. Je n’ai donc pas trop hésité avant d’ajouter mon nom à la liste. Car il faut bien l’avouer, l’Ultimate XC, ce n’est pas une course ordinaire ! 🙂