Bromont Ultra: capitaine au camp de base

Une décision ?  Comment ça, prendre une décision ?!?  Je suis un homme marié, moi ! Ça fait longtemps que je prends plus ça, des décisions…

Je venais d’assister, le coeur gros, au départ des coureurs qui allaient faire la course de 160 kilomètres. Je ne pensais pas que je trouverais ça aussi dur. En cette année de m…, j’avais plutôt bien réussi à composer avec les foutues blessures à répétition sans me mettre dans tous mes états. Mais là, de voir partir mes amis, sans moi, sur MON parcours, c’était pas mal me demander.

Guylaine, notre (très) chère physio m’a sorti de mes pensées. « Fred, tu placerais ça comment, les tables ? ».

Euh… Et là j’ai compris: contrairement à mes habitudes, le ravito n’allait pas se monter tout seul. Les sandwichs, ça prenait quelqu’un pour les faire. Les fruits, ils devaient être coupés, prêts à être dévorés rapidement par les coureurs. Et que dire des drop bags ?  Qui allait les déménager ?  Qui allait décider comment il serait le plus efficace de les placer, de les classer ?  Et comment les protéger de la pluie ?  Car oui, il allait pleuvoir. Sur un 100 miles, c’est la norme.

Mon titre officiel ?  Capitaine du ravitaillement du camp de base. Pour ceux qui ne connaissent pas le Bromont Ultra, le parcours est composé de deux boucles: une très longue de 74 kilomètres et une toute petite de 6 kilomètres. À faire deux fois pour les coureurs du 160 kilomètres (duh !). À la fin de chacune de ces boucles, le camp de base, où en plus du « mon » ravito, on retrouve tout ce qui a rapport au médical. C’est donc un point névralgique sur le parcours et mon ami Gilles avait confié ça à un néophyte: moi.

Je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre.

*****

Vraiment pas le genre de job pour un autiste…

Dans le tourbillon des coureurs qui arrivent, qui repartent et qui reviennent, j’essaie de garder la tête froide et d’aller au plus pressant. À peu près rien de ce que j’avais planifié ne se déroule comme prévu.

En partant, je savais que les bananes étaient le fruit de prédilection des coureurs. En fait, c’était ce que je croyais. Car avec la relative chaleur, ce sont le melon et les oranges qui sont populaires. Au point où on risque d’en manquer. Je cours en chercher. Les sandwichs beurre d’arachides–gelée que j’avais si minutieusement préparés ?  Trop lourds pour des systèmes digestifs taxés, ce sont nous, les bénévoles, qui en faisons honneur.

Quand Geneviève (ou est-ce Johanne ?  Je ne sais plus, moi et la mémoire des noms…) est arrivée quelques heures plus tôt, je lui ai fait faire le tour du propriétaire. Mon plan était très simple: elle s’occuperait de la bouffe et des liquides, je m’occuperais de prendre en note les heures d’arrivée, des drop bags et de guider les coureurs à leur sortie de la tente. Facile.

Le plan simple a pris le bord assez rapidement. Comme un vieux couple, elle et moi n’avons pas eu à nous parler et chacun s’est mis à aller là où la situation l’exigeait quand les coureurs se sont mis à arriver les uns après les autres et ce, des deux côtés (parce qu’évidemment, il se présentaient à nous après 74 ET 80 kilomètres parcourus). On aurait dit qu’on travaillait ensemble depuis des années. Mais heureusement que Guylaine et son équipe médicale étaient là pour nous donner un coup de main, sinon…

Ben sinon, je serais passé à côté de l’essentiel : l’humain. Un ultra, ce sont des émotions à l’état pur. Le flegme d’Alister, l’homme derrière ce parcours diabolique et grand favori. L’intensité de Pierre-Michel, deuxième et celle d’Anne, première femme. Les sourires tranquilles de Pierre et Louis, celui cool et satisfait de Joan. La résignation de Benjamin, mon coéquipier Skechers, qui urinait foncé et commençait à ressentir des malaises au niveau des reins, signe d’un début de dérèglement à ce niveau. Très intelligemment, il a décidé de se retirer.

Il y a eu les larmes d’un Vincent bouleversé, forcé lui aussi à l’abandon à cause du même genou récalcitrant que l’an passé. Et que dire du coureur dont j’oublie le nom (quand je vous dis que ma mémoire des noms…) qui s’est longuement arrêté ?

La raison pour laquelle j’avais enfilé ma caquette de finisher de Massanutten était pour me donner une certaine crédibilité quand viendrait le temps de rappeler aux coureurs ayant tendance à allonger leur pause qu’il était temps de repartir. Ce n’est jamais bon, traîner top longtemps aux ravitos. Mais lui, j’ai senti qu’il y avait autre chose, alors profitant d’une relative accalmie, je me suis approché pour tâter le terrain. Sa famille venait de quitter, il semblait perdu dans ses pensées. Il m’a confié qu’il traversait une passe difficile personnellement et professionnellement et que cette course, il n’était plus certain s’il avait envie de la compléter. Il avait demandé à son entourage de le laisser réfléchir seul.

Ce n’était vraiment pas le moment d’utiliser la technique du coup de pied au derrière pour le retourner sur le parcours. Je l’ai écouté, lui ai suggéré que la course pourrait être une excellente occasion pour réfléchir à tout ça. Seul dans le bois, en pleine nuit… Il n’y a pas meilleur moment pour l’introspection. Il m’a chaudement remercié de l’avoir écouté, puis a poursuivi sa réflexion, le regard dans le vide. Une trentaine de minutes plus tard, je l’ai vu ramasser toutes ses affaires et quitter. J’espère qu’il va bien.

Autre imprévu à gérer, Martin qui arrive en nous annonçant qu’il a coupé une partie du parcours et se sent tout croche. Que faire ?  De grandes discussions s’ensuivent. Théoriquement, c’est soit la disqualification, soit le coureur retourne au point il s’est écarté du parcours et reprend sa course. Mais là, on ne parle pas d’un gars qui aspire au podium et le voyant si malheureux de la situation…

Essaie de contacter Gilles via la maudite-radio-que-je-n’arrive-pas-à-faire-fonctionner. Rien. Je parle d’une alternative à Karine, la directrice de course: en nous basant sur le kilométrage de sa montre-GPS, on pourrait lui demander de faire deux fois de suite la petite boucle de 6 km du mont Oak au lieu d’une seule ?  Hésitation. Ok, on y va avec ça. Le soulagement que je lis sur le visage de Martin me conforte dans ma décision. C’est loin d’être idéal comme situation, mais bon…

Un ultra, une course ne tient souvent pas à grand chose. Un détail et tout peut dérailler. Mon job, c’est un peu de voir à ces détails. Par exemple, lors du transfert des drop bags en début de journée, il a fallu que j’avertisse les gentils physios qui m’aidaient de prendre seulement ceux de la pile destinée au camp de base. Malheureusement, un jeune coureur espagnol hyper rapide, qui courait en sandales (on a dû le dissuader de partir pieds nus !), n’avait pas vu qu’il y avait deux piles et avait mis ses deux sacs ensemble. Le temps qu’on récupère le tout (pas évident, le ravito du 33e kilomètre étant fermé), il avait pris froid (?) et abandonnait la course.

Autre partie du plan: m’éclipser pour aller faire un petit roupillon une fois 23 heures passées. En effet, c’était l’heure de la coupure de mi-parcours (soit 15h30 de course) et je me disais qu’après cette heure-là, ce serait bien tranquille. Surtout que Fannie et Érick, un couple pour qui le mot « sympathique » a été inventé, étaient arrivés en renfort.

C’était sans compter sur un autre imprévu: un coureur s’était égaré et s’était retrouvé au ravito du lac Gale (kilomètres 65-145)… après avoir parcouru 20 kilomètres depuis la mi-parcours. Comment il s’était retrouvé là ?  On l’ignore. Mais bon, il avait eu un transport pour le camp de base et maintenant, il voulait qu’on l’amène sur le parcours à un endroit équivalent de ce qu’il avait parcouru.

Évidemment, ça ne peut pas se faire. Gilles, grand diplomate devant l’éternel, lui expliquait le tout. C’était foutrement triste de voir qu’un gars se retrouvait à devoir se retirer de la course parce qu’il s’était perdu après avoir eu une très bonne première moitié. Car malheureusement, il ne pouvait même pas repartir du camp de base pour amorcer son deuxième tour à nouveau, vu que la coupure était passée.

Je ne sais pas ce qui s’est passé à ce moment dans mon ciboulot, mais j’ai eu une illumination: pourquoi ne pas partir avec le groupe qui faisait la course de 80 kilomètres ?  L’heure de coupure finale était la même, sa sécurité serait assurée vu qu’il serait avec un groupe. Le départ allait être donné à 3h30.

Gilles a aimé ma suggestion et le coureur l’a acceptée. Affaire réglée. Je pouvais aller me coucher ?

Il était bien passé minuit quand j’ai fini par m’insérer dans mon sac de couchage que j’avais déroulé sur un petit matelas dans le coffre arrière du RAV4. J’avais mis l’alarme à 3h, question de ne pas manquer le retour d’Alister. J’étais certain que je ne serais jamais capable de fermer l’oeil.

Un instant plus tard, l’alarme sonna. J’avais perdu la carte sans même m’en rendre compte. Ho que ça avait fait du bien…

De retour au ravito, première question: est-ce que je l’ai manqué ?

Hé non. Alister goûtait (finalement) à sa propre médecine et n’avait pas réussi à dompter complètement la bête. Il était en tête et avait une bonne avance, mais le record de parcours n’allait pas tomber. La chaleur et la pluie avaient fait leur oeuvre.

C’est dans la fébrilité que nous l’attendions. On me mit au courant des événements de la nuit: les abandons, mais surtout, LE potin de la course: une coureuse avait été prise en flagrant délit de tricherie. En effet, en allant porter des trucs à un ravito, un bénévole a aperçu une femme portant un dossard sortir d’une voiture et se mettre à courir comme si rien n’était. Il y avait une Rosie Ruiz au Bromont Ultra !

Mais bon, avant d’accuser quelqu’un de tricher, ça prenait des preuves. Peut-être avait-elle eu une urgence quelconque et quelqu’un l’a prise là pour la ramener au même endroit par la suite. Mais au fil des heures, quand on observait ses temps de passage, on se rendait bien compte que ça ne collait pas. Imaginez, elle qui faisait partie du back of the pack à mi-parcours, elle se permettait de faire certaines sections plus rapidement que le futur gagnant !

Heureusement, elle finira par abandonner quand même, nous évitant la tâche désagréable d’avoir à la disqualifier.

Et des abandons, il y en a eu durant la nuit. Je retiendrai toujours l’attitude hyper-positive de Guy, qui n’en pouvait tout simplement plus et qui a décidé de se retirer. « J’ai eu du fun, c’est ça le plus important ! ». Way to go !

Comme je m’y attendais un peu, Alister est passé en coup de vent avant de s’élancer dans la mini-boucle. Avait-il envie d’en finir au PC ?  Hum…

En fait, ça annonçait une journée du dimanche plus calme à notre ravito car justement, les coureurs voulaient en finir. Ils étaient également beaucoup plus espacés. J’allais pouvoir les accueillir un à un, tâchant de ne pas manquer les arrivées.

Parlant d’arrivée, c’est un Alister épuisé, mais satisfait qui s’est présenté sous l’arche. Quatrième édition de l’épreuve, quatrième coureur de premier plan qui l’emporte. Et quelle est l’autre tradition au Bromont Ultra ?  Le coureur qui termine en deuxième position en est à sa première expérience sur la distance. Pierre-Michel fait donc honneur à la règle !  Et il sera suivi de Christian, un autre « débutant », si on peut s’exprimer ainsi.

Le quatrième à se présenter au ravito après 154 kilomètres de course est Stéphane, qui revient tout juste du Tor des Géants. Il m’annonce en arrivant que sa course est terminée. HEIN ?!?  Il a l’air encore en pleine forme, est en quatrième place, à 6 kilomètres de la fin et il veut abandonner ?  Je ne comprends pas…

Il m’explique que lorsqu’il est passé au ravito du lac Gale (kilomètre 145), il s’est rendu compte qu’il n’était pas passé là lors de son premier tour. Et comme il n’a pas suivi le parcours, sa seule option en son âme et conscience, est de se retirer.

Wow. Je lui suggère de faire comme Martin quelques heures auparavant et de se taper deux fois la petite boucle de 6 kilomètres en guise de « compensation ». Il refuse et me dit en souriant que ce n’est pas la fin du monde et que le plus important pour lui, c’est de dormir en paix. Re-wow. Respect mon ami, respect. Tu n’aurais pas un peu de cette conscience à donner pour notre Rosie Ruiz ?

*****

« C’est Pierre !  C’EST PIERRE !  Oui c’est lui, j’en suis certain ! Il faut l’annoncer !!! »

Je me tenais dans l’aire d’arrivée, attendant impatiemment mon ami. Quand il était passé au ravito, après un peu plus de 24 heures de course, il m’avait semblé fatigué, mais en plutôt bonne forme. Définitivement qu’il allait battre son meilleur temps ici et fort probablement, celui que j’avais fait l’an passé.

Passage de Pierre au kilomètre 154. Vous remarquerez combien le « petit frère » a des tendances protectrices même avec son « grand frère » qui n’en a pas vraiment besoin… (photo tirée de la page Facebook de mon ami)

Je l’avoue, j’avais suivi sa course avec beaucoup d’attention, rafraichissant fréquemment les temps de passage sur mon cellulaire. Mon coeur avait d’ailleurs raté une ou deux pulsations quand j’avais vu « DNF » à côté de son nom. C’était avant que je me rende compte que les lettres maudites étaient associés à tous ceux qui n’avaient pas encore terminé leur course. Ils n’auraient pas pu choisir une autre expression, genre « Toujours en course » ou « Sur le parcours » ?  Enfin…

Et là, entrainé par un Xavier (ou Guy ?  Moi pis ma foutue mémoire !) définitivement super-pacer, il s’enlignait pour descendre sous les 25 heures.

« C’est Pierre, c’est Pierre !!! ». Ma vue commence sérieusement à en arracher pour les petits caractères, mais mon ami qui porte son t-shirt noir du Vermont, je le reconnaîtrais à un kilomètre de distance.

J’ai dû gueuler assez fort pour que l’annonceur m’entende, car rapidement, il s’est mis à demander des encouragements aux spectateurs. Et c’est sous les acclamations que mon ami a franchi la ligne, en cinquième position. J’en avais les frissons.

*****

« Quoi, pensais-tu que j’allais t’embrasser ?  Tu n’as vraiment pas envie que je t’embrasse en ce moment ! »

Louis venait de s’asseoir à la tente, au kilomètre 154. Je m’étais agenouillé devant lui pour prendre de ses nouvelles (et surtout pour observer son non-verbal), car j’avais toujours en mémoire son Bromont Ultra de 2015 où il en avait tellement arraché qu’il avait fallu que Pat l’envoie de force pour qu’il fasse la dernière boucle. Je me demandais si j’allais avoir à faire la même chose cette année.

À voir son air, j’ai bien vu que non, il semblait plutôt bien. J’ai donc ajouté : « Tu peux enlever le: ‘en ce moment’ ! ». Les rires ont fusé, Louis aussi l’a bien rie. Il était correct. Et en plus, question de faire fondre nos coeurs, il est parti avec sa fille de 8 (ou 10 ?) ans pour les derniers 6 kilomètres. N’est-ce pas le meilleur pacer qu’un père peut demander ?

*****

Le reste de la journée, je l’ai passée à l’extérieur de la tente, à pointer les coureurs qui passaient, la plupart faisant la course de 80 kilomètres. Plusieurs d’entre vous m’ont reconnu, c’était vraiment gentil de votre part de me dire un petit bonjour. Ça m’étonne toujours un peu de voir combien de gens me lisent.

Je retiens entre autres le commentaire de Laurent qui, en passant devant moi, m’a lancé: « C’est à cause de toi si je suis ici ! ». Tiens tiens, j’ai déjà dit la même chose à quelqu’un, il me semble… J’espère juste que l’expérience était aussi positive qu’elle l’a été pour moi jadis !

*****

Il était 16h17 à ma montre quand j’ai eu à faire la chose que j’appréhendais le plus: annoncer à un concurrent qu’il ne pourrait pas terminer.

Nous l’avions tous vu arriver lentement, très lentement. Il lui restait à peine 1h10 pour compléter une boucle de 6 kilomètres ma foi plutôt technique par bouts. Rien d’exceptionnel en temps normal, mais après près de 33 heures debout avec 154 kilomètres dans les jambes… Alister avait pris une cinquantaine de minutes, et il courait à un foutu bon rythme à son arrivée au ravito. Éric, qui venait d’arriver, marchait péniblement.

Mon annonce n’a évidemment pas fait son affaire. Gilles m’avait dit de faire faire la petite boucle du 2 kilomètres aux retardataires, question qu’ils « terminent » dans les temps. Quand j’ai parlé de ça, j’ai eu comme réponse: « Ça ne me fera pas 160 kilomètres ». Aucun argument contre ça. Quand je lui ai dit qu’il ne pourrait pas arriver dans les temps, et donc n’aurait pas de classement s’il faisait la boucle au complet, il m’a répondu: « Je m’en fous du classement et du temps, je veux faire la distance ! »

Ouais, il était pas mal plus éveillé que son visage le laissait paraitre… Comme il avait un pacer (un autre Éric, hyper sympathique le bonhomme), je les ai laissés aller, prenant soin de prendre leur numéro de cellulaire  avant qu’ils partent.

Eh bien vous savez quoi ?  Éric-le-pacer a tellement poussé Éric-le-coureur que ce dernier a franchi la ligne avec seulement 1 minute de retard sur la coupure !  J’étais sidéré de le voir arriver si vite, je m’attendais à au moins 20 minutes de plus. Et Gilles, bon prince, ne l’a pas retiré du classement.

Bravo encore une fois Éric, tu m’as vraiment, vraiment impressionné !

*****

Je pourrais poursuivre encore des heures et des heures. J’ai côtoyé tellement de gens extraordinaires durant cette fin de semaine… Sans compter les innombrables anecdotes que je pourrais raconter, mais bon, ça vous donne une « petite » idée, chers lecteurs. Je vais donc laisser le mot de la fin à mon ami Gilles.

« C’était le festival des sourires, man. Les uns après les autres, les coureurs arrivaient et ils avaient tous le sourire au visage tellement ils étaient fiers d’eux. Y’a rien qui peut battre ça ! »

Voilà, en trois petites phrases, il venait de me résumer l’esprit de la course en sentier. Il était aux alentours de 18 heures dimanche en fin de journée. Je venais de lui demander s’il avait dormi un peu depuis son arrivée, soit bien avant le lever du soleil la veille. Négatif. Il y avait trop de choses à s’occuper et surtout, il ne voulait manquer aucune des arrivées. Vos sourires étaient sa récompense.

Merci pour tout Gilles. See you next year, en espérant être de l’autre côté de la table…


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9 avis sur « Bromont Ultra: capitaine au camp de base »

  1. Très beau texte qui fait voir la course sous un autre oeil. J’ai aussi rigolé en lisant en lisant le bout sur la Rosie Ruiz du Bromont Ultra. 🙂 En fait ce ne sont pas des bénévoles qui l’ont vu sortir du pickup noir… Mais bien deux spectateurs incrédules (ma femme et moi) hihi… Mais je n’ai pas cru la triche jusque chez Bob…où je l’ai reconnu la fille avec un dossard (car je l’avais juste vu de dos en sortant du pickup) Je n’ai pas encore compris l’utilité du geste mais bon ça prend de tout pour faire un monde!

    Ce que je retiens du Bromont Ultra c’est avant tout une rencontre de passionnés qui en ont inspiré plus d’un.

    • Merci Phil pour le compliment et merci pour avoir « débusqué » notre Rosie Ruiz ! Moi non plus, je ne comprends vraiment pas ce qui pousse quelqu’un à faire ça…
      Pour aller chercher des point UTMB peut-être ?

    • Peut-être, mais c’est juste que je ne prévois pas vraiment une « après-carrière » dans ce domaine vu que j’espère courir encore bien des années.
      Mais bon, comme je n’aurai pas des courses à toutes les semaines… 🙂

  2. Des bonnes histoires aussi passionnantes comme celle-là, j’en lirais toute une soirée ! C’est l’aspect humain qui prédomine au Bromont Ultra et on sent qu’on fait partie de la gang quand on est sur les sentiers. Mais les bénévoles : c’est la bouffée d’air frais quand ils prennent soin de nous et tu en faisais partie cette année. Merci !

    • Toute une soirée, wow, merci Pierre !
      J’ai toujours trouvé les bénévoles extraordinaires et j’avoue que j’avais un peu de difficulté à comprendre comment ils pouvaient être aussi motivés à aider les coureurs.
      Maintenant je comprends un peu mieux.

  3. Wow, bravo pour ton implication Frédéric et pour ton article que j’ai adoré lire. Ça donne vraiment le goût de faire des courses folles 🙂 Je ne peux qu’imaginer ton pincement au cœur de voir les coureurs s’élancer pour leur course sans toi. J’espère que 2018, sera ton année et que tes blessures seront derrière toi. Je suis vraiment impressionné par l’attitude de Gilles, tout un directeur de course ! De vouloir accueillir tout son monde, de trouver récompense dans leur sourire et de laisser même à un coureur la chance de terminer de façon sécuritaire après les temps de passage. Vraiment ça me fait un petit pincement au cœur d’un souvenir d’un finish « not so sweet ». Bravo à toi pour ton travail ainsi qu’aux autres bénévoles sans qui nous ne pourrions participer à de telles courses. Bravo aux coureurs et à toute l’organisation, ton article me donne vraiment le goût d’y être en 2018.

    • Merci Julie !
      Gilles, c’est vraiment quelqu’un d’exceptionnel, du genre qu’on n’en croise pas beaucoup dans une vie. Oui, j’étais blessé et ça m’a empêché de faire la course, mais ça m’a permis de le côtoyer pendant des heures, de le voir à l’œuvre. Et c’était foutrement beau à voir ! On n’a pas idée la quantité de travail qu’il y a derrière ces courses…
      Si ça te tente, tu prendras ma place l’an prochain ! 🙂
      À moins que je sois à la recherche d’un pacer… 😉

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