Courses matinales dans le sud-ouest américain – Balboa Park

Aujourd’hui, question encore une fois de ne pas parler du virus-qui-rend-les-gens-accros-au-papier-de-toilette, je vous livre mon deuxième article sur les petites courses matinales que j’ai pu faire durant notre voyage dans le sud-ouest américain à l’hiver 2019. Pour la petite histoire, j’ai également couru à Las Vegas durant ce séjour, mais il n’y avait vraiment rien d’intéressant à raconter, alors…

Bonne lecture ! 🙂

*****

Quelle ville californienne visiter ?  Hum…

San Francisco ?  Durant la saison froide, je n’étais pas chaud (duh !) à l’idée, San Francisco n’étant pas réputée pour ses hivers cléments (l’avenir nous dira que j’avais tort, mais bon…). Los Angeles ?  Moi qui passe mon temps à chiâler après le trafic, je m’en taperais durant mes vacances ?  Nah…

Nous avons donc jeté notre dévolu sur San Diego, la petite soeur des deux autres. J’en bavais presque en regardant la carte: nous allions crécher tout près de Balboa Park !  J’allais pouvoir courir dans des sentiers en pleine ville, Yéééé !

Par un lendemain de journée pluvieuse, je m’élance donc au petit matin, tout heureux à l’idée de faire de nouvelles découvertes. Hou la, méchante descente…  Ok, doucement, doucement, pas le moment de me péter la figure. Ce n’est pas parce qu’elle n’est pas mon instrument de travail je ne dois pas y faire attention !  Et puis, elle est tout de même située tout prêt dudit instrument de travail (je parle de mon cerveau, bien évidemment), si on y pense bien, alors…

J’entre dans le parc par le nord-est. Euh, comment dire ?  Chers habitants de San Diego, je ne voudrais pas vous insulter, mais c’est ça, votre fameux Balboa Park ? Ouin…  Peut-être suis-je naïf, mais je m’attendais à une version locale de Central Park. Quelque chose de vert, luxuriant, propre. J’en demandais un peu trop, nous sommes tout de même dans une ville qui n’est pas tellement réputée pour recevoir une quantité appréciable de précipitations. N’empêche, ce n’est pas une raison pour laisser traîner des cochonneries !

Je longe le terrain de disc golf, à la recherche d’un « vrai » sentier. Un de ces objets volants non-identifiés vient frôler mes oreilles. Y’a pas à dire, c’est plaisant…

Je décide de me diriger vers l’ouest, peut-être que… En contournant le terrain de baseball principal (qui semble être dans un très bon état, je dois avouer), j’aperçois sur ma droite un… vélodrome. Hey, c’est foutrement pratique de vivre dans un coin de pays où il ne pleut à peu près jamais ! Mais bon, ledit vélodrome est vide, pas moyen de pouvoir apprécier la vitesse de cyclistes sur piste. Ça fait partie des choses qui m’intriguent dans la vie, que voulez-vous. C’est bien beau apprécier des sports à la télé, mais de quoi ça a l’air « en vrai » ?  Pour cette partie-là, je devrai attendre.

Bon, un vrai sentier, je vais pouvoir m’amuser. Sauf que j’avais oublié un détail: un climat sec et la pluie des derniers jours, qu’est-ce que ça donne ?  Eh oui, de l’eau partout !  Chez nous, un lendemain de pluie, c’est parfois un peu boueux, sans plus, mais ici ? Bof…

Ok, veux-tu aller courir sur l’asphalte parmi les autos, maudit chiâleux ?  Bien sûr que non. Alors j’entame la descente (pour ceux qui l’ignoreraient encore, c’est foutrement côteux, la Californie) et finalement, le sentier n’est pas si mal. J’arrive à Florida Drive, une route passante qui coupe le parc en deux. Non mais, c’est quoi ça ? Une autoroute, tant qu’à faire (le pire, c’est qu’il y en a effectivement une un peu plus loin) ?  C’est un parc, chers amis américains, un parc. Pas moyen d’y limiter le moindrement la circulation ?  Dire que nous sommes dans l’état le plus écolo de ce pays, imaginez le Texas…

Je parviens à traverser sans me faire renverser et entame la montée qui m’amènera, je l’espère, vers de plus beaux paysages.

Monte. Monte encore. Foutrement plaisante cette montée !  Je vais peut-être finir par l’aimer, votre parc !  🙂

QUESSÉ ÇA ?!?

Arrivé en haut, après avoir enjambé un petit pont, je me retrouve dans, comment je pourrais appeler ça, donc ?  Un village ?  Pas vraiment. Un parc d’attraction ? Bof… Las-Vegas-sans-les-casinos ?  Ouin…

Bref, je me retrouve au centre de plusieurs bâtiments très différents les uns des autres, chacun ayant une architecture particulière: le San Diego Natural History Museum, le San Diego History Center, le San Diego Museum of Art, et plein d’autres. Ajoutez à ça d’impressionnants jardins un peu partout.

Ok, c’est ÇA votre parc. Là je comprends…  C’est chouette, vraiment chouette. Définitivement que nous allons revenir ici plus tard dans la journée, il faut absolument que ma douce voit ça. À cette heure matinale, il n’y a à peu près personne, mais comme nous sommes samedi, je devine que ça va s’emplir assez rapidement.

Je poursuis ma découverte de l’endroit en joggant sans me presser, les yeux grand ouverts question de ne rien manquer: d’autres musées, un théâtre, encore des jardins. J’aperçois également le fameux zoo. Mais qui a eu l’idée de planter toutes ces affaires-là ici, alors qu’elles n’ont pour ainsi dire aucun rapport entre elles ?

Sur le chemin du retour, j’ai une pensée pour mon ami Didier. C’est lui qui m’a donné l’idée de découvrir de nouveaux endroits à la course, au petit matin. Merci encore une fois, cher ami. Sans toi, j’aurais encore raté une belle découverte !

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