La réponse

La réponse, elle était là. Quelque part entre le petit village de St-Joseph de Ham-Sud (dont le nom est plus long à épeler que ça prend de temps à le traverser !) et le Lac Nicolet, elle m’est arrivée en pleine figure, comme elle m’arrive de plus en plus souvent.

La réponse à quoi, vous me demandez ? À la question, la grande question à laquelle tous les coureurs ont de la difficulté à répondre : « Pourquoi tu cours ? ».

Le mois de février 2015 a été le plus froid depuis que les données météo sont compilées, soit depuis 115 ans à ce que j’ai vu dans le journal ce matin. Or, samedi dernier, le temps était relativement doux par rapport à ce qu’on a dû subir depuis le début janvier: -8 ou -9 degrés avec un vent pas trop dérangeant. J’avais 25 kilomètres de chemin de campagne dans les jambes, j’étais complètement seul sur la route. Pour m’accompagner j’avais le bruit de mes pas, les vallons de la route, la forêt et les montagnes tout autour. Rien de plus.

Je me suis arrêté. Les bras en croix, j’ai fermé les yeux et pris de grandes respirations d’air pur tout en tournant lentement sur moi-même. Je me sentais vivant, plus vivant que jamais. J’ai repris mon chemin, le sourire aux lèvres. Il me restait tout de même 10 kilomètres à faire pour me rendre au chalet de nos amis qui nous attendaient pour souper.

C’est pour ces moments-là que je cours. Des moments de pur bonheur, de pur abandon.

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