Le traditionnel wrap-up

Contrairement à d’habitude, j’ai pris seulement une semaine (au lieu de deux) pour concocter le récit de course et le petit wrap-up qui suit. Pas mal hein ?  Il faut dire que lorsqu’on se limite à un récit un peu plus court, ça aide …  🙂  Voici donc quelques impressions sur le Marathon intérieur JOGX de Sherbrooke.

L’endroit. Le stade intérieur de l’Université de Sherbrooke, avec sa piste synthétique à la surface à la fois absorbante aux chocs et antidérapante, était l’endroit tout désigné pour tenir ce type de compétition. De plus, l’environnement a été très bien contrôlé par l’organisation, ce qui a fait en sorte que l’air est demeuré frais tout au long de l’épreuve. Les gradins étaient ouverts pour les spectateurs, qui pouvaient aussi rester au niveau de la piste s’ils le désiraient. Il faut dire qu’ils n’étaient vraiment pas nombreux: familles et amis, point à la ligne.

Seul bémol: la longueur de la piste. À 200 mètres, elle nous obligeait à être constamment en virage. Tourner à 180 degrés sur une cinquantaine de mètres à 500 reprises, ça finit par nous rentrer dedans à la longue. Une piste de 400 mètres, ce serait pas mal mieux. Mais bon, ça ne se trouve pas à tous les coins  de rue !  Toutefois, je n’ai aucunement à me plaindre de la congestion sur la piste, les gens se comportant tous d’une manière exemplaire.

L’organisation. Un seul mot: impeccable. Il était assez évident que les organisateurs n’en étaient pas à leur premier événement du genre. Contrôle de la température, contrôle de la circulation, annonces aux coureurs. Le buffet d’après-course était également bien garni… mais je n’avais pas vraiment le goût d’une salade de macaroni après 4 heures à tourner en rond, surtout après avoir mangé mon classique spaghetti la veille de la course.

Et que dire des bénévoles ?  Aux petits oignons pour nous coureurs. Je retiens en particulier le travail remarquable du jeune homme qui a rempli ma bouteille d’eau à 3-4 reprises. À chaque fois, il m’attendait dès le tour suivant avec la précieuse bouteille bien remplie. J’ai pris la peine d’aller le remercier après la course, tout comme l’annonceuse qui nous tenait au courant de notre progression. Ce n’est pas compliqué, pas de bénévoles, pas de course, alors c’est la moindre des choses d’aller leur dire un petit merci une fois que tout est terminé. Surtout quand tout le monde se trouve à l’intérieur de la même enceinte.

J’aurais évidemment aimé pouvoir suivre la progression de la course sur un tableau indicateur, mais avec un budget modeste, les organisateurs ne pouvaient pas faire de miracles !

L’ambiance. Là je vais peut-être vous étonner, mais bien que le contexte soit totalement l’opposé d’une course en trail, j’ai senti une ambiance qui lui ressemblait étrangement. Tout le monde était relaxe, souriant. Les enfants jouaient sur le matelas utilisé pour le saut en hauteur, un jeune garçon s’amusait sur son unicycle. Rien à voir avec l’intensité et la tension nerveuse qu’on retrouve parfois sur la route. Personne n’était là pour performer, on voulait juste s’amuser.

Tourner en rond. Bien honnêtement, je n’ai pas trouvé si ennuyant de tourner en rond pendant 4 heures. Au contraire, j’ai bien aimé. Je sentais la “pureté” du sport, la bataille de l’être humain contre la distance et le temps. Un peu comme le patinage de vitesse sur longue piste qui, bien que moins spectaculaire que le courte piste, se rapproche plus de ma conception de ce que devrait être le sport.

Courir à l’intérieur. Il n’y a rien à faire, je suis un indécrottable gars d’extérieur. Pluie, neige, verglas; chaleur, froid sibérien, à peu près rien ne m’empêche d’aller courir dehors. Je ne possède pas de tapis roulant et encore moins d’abonnement au gym. J’ai envisagé le centre Pierre-Charbonneau cet hiver pour travailler ma vitesse, mais je me suis ravisé: ce sera dehors ou pas du tout. Comme l’option « pas du tout » n’est pas envisageable…

Ceci dit, on ne peut pas dire que courir dans la neige/slush et le froid m’a manqué. Évidemment, jamais je ne me taperais ça en plein été, mais en hiver ?  Pas déplaisant.

Le contingent de coureurs. J’ai effectué quelques recherches et elles ont confirmé ce que je soupçonnais: la plupart de ceux qui participaient au 50 km étaient des habitués des courses contre le temps. Avant le départ, j’ai reconnu Josée Tremblay que j’avais vue au Tourne en rond l’été dernier et qui est championne canadienne des 12 heures. L’éventuelle gagnante, Manon Jacob, est aussi une habituée de ce genre d’épreuve. Marius Lacasse et Paul St-Martin, un monsieur de 70 ans, sont d’autres habitués.

Et que dire de Denis Michaud, celui qui m’a tant encouragé tout au long des 50 kilomètres ? Marathonien très rapide (il a un record personnel de 2h51 !), c’est lui qui a remporté les 12 heures du Tourne en rond cet été et il a terminé en cinquième position au Championnat canadien des 24 heures l’an passé. J’ai comme l’impression que s’il s’y met, mon « record » ne fera pas long feu… Go Denis, go !

La spontanéité. Je m’en voudrais de ne pas parler de la spontanéité de ma tendre moitié. C’est la deuxième fois qu’elle me fait le coup et je la ris toujours autant. La première fois, c’était quand je regardais les résultats du Marathon de Mississauga en 2011 et que j’ai constaté que j’avais fini en 100e position. Quand je le lui ai annoncé, tout fier, elle m’a répondu: « Ouin, c’est vrai qu’il n’y avait pas grand monde… »

Cette fois-ci, j’étais tout heureux de l’appeler dès la fin de la course. Au début, elle n’avait pas compris que j’avais terminé premier, puis, quand elle a fini par allumer, quelle a été sa réaction ?  « Hiiii, les autres n’étaient pas forts ! ».

Encore une fois, je n’ai pas pu m’empêcher de rire. Que voulez-vous, je l’aime comme ça et je ne la changerais pour rien au monde !  🙂

Advertisements

4 avis sur « Le traditionnel wrap-up »

    • Merci encore ! Je ne suis tellement pas habitué… En passant, j’ai vu qu’il y avait eu une course intérieure en Allemagne récemment. Sur piste de 250 mètres. Il n’y a donc pas qu’ici où on se cache des intempéries !

  1. Ah Frédéric, j’ai adoré lire ton récit. Du bonbon. D’abord chapeau pour cette performance, ensuite je trouve que tu as une très belle plume pour raconter tes courses, un style sûrement aussi efficace que ta foulée 😉 Et enfin, j’ai vécu de nouveau le plaisir et la douleur des 3 marathons intérieur que j’ai complétés en 2012 et 2013. Mais ce 8km supplémentaire dans les jambes que tu as parcouru est énorme, c’est donc vraiment un Ultra, et bien plus difficile sur le body que bien des distances plus grandes sur route et sur sentier! Au plaisir de te revoir bientôt (je serai au demi intérieur à Vaudreuil, ensuite au marathon Goodlife de Toronto, ensuite ma saison des ultras commence…).

    • Merci Pierre ! J’adore écrire et c’est un peu pour ça que j’ai commencé ce blogue: marier mes deux passions. Tu as raison: les 8 km supplémentaires étaient très difficiles, je m’en ressens encore, je pense. Oui, c’est plus dur sur le corps qu’un ultra de 60 km en sentiers où on prend son temps.
      Mais toi, tu as fait 3 marathons intérieurs ? Wow, pas certain que je vais me rendre là ! En tout cas, pas deux la même année, ça c’est sûr !
      Je ne serai pas à Vaudreuil, mais je vais suivre vos performances de tous, c’est certain. J’aimerais bien avoir des nouvelles du Goodlife, c’est un marathon qui me travaille depuis quelques années.
      On va certainement se croiser quelque part cet été, ma saison d’ultra débutant après avoir joué au porteur d’eau à Ottawa.
      À bientôt ! 🙂

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s