Massanutten, avant la bête

J’entends au loin la voix de Joan, qui s’est emparé du micro pour annoncer mon arrivée en français. Les derniers hectomètres du parcours du Massanutten Mountain Trail 100 étant arrangés pour que les gens qui attendent les coureurs à partir de la tente du quartier général de la course puissent les voir arriver, mon apparition dans la clairière a créé une mini-commotion chez mes amis québécois.

Je souris. Voilà, c’est fait. Tous ces traitements que j’ai subis. Tous ces exercices qu’on m’a prescrits et que j’ai faits, religieusement. Et tous ces étirements… Deux fois par jour, tous les jours. Tout ça pour ce moment. Pour être là, pour pouvoir le vivre, encore une fois.

Profites-en vieux, tu l’as mérité.

Récit d’une course pas comme les autres.

***

(** BLASPHÊME À TROIS SYLLABES **)  !!!

Bien que j’ai bel et bien laissé sortir le gros mot préféré des Québécois à maintes reprises depuis le départ, il ne provient pas de ma bouche cette fois-ci. En fait, il me surprend un peu puisque je n’aurais pas pensé qu’il puisse être lâché avec un tel naturel par Joan, mon compagnon de course. Un « beau » sacre en bonne et due forme, prononcé sans la moindre teinte d’accent français, quelque part dans l’infernale section de roches qui relie les stations Gap Creek I (mile 69.6) et Visitor Center (mile 78.1).

Sa présence à mes côtés à ce moment de la course est également surprenante. Surtout qu’il avait pris le départ en première ligne, avec les meilleurs. Pour ma part, j’étais parti un petit peu en retrait et, apercevant mes comparses Pierre et Martin devant sur la route, je m’étais mis à leur poursuite.

11 des 13 Québécois quelques minutes avant le départ… pendant que nous avions encore le sourire (photo: Éric Côté)

Rapidement, j’ai constaté qu’ils étaient dans un bon jour et comme je m’étais juré de la jouer « en dedans », après avoir placoté un peu, je m’étais mis à la marche dans une des montées du chemin de terre qui nous menait aux premiers sentiers. À demain les boys !

Vu mon entraînement relativement limité qui suivait une année où ma « base » s’était effritée à cause des satanées blessures, je m’étais fixé un objectif plutôt modeste pour cette course: faire un top 10… chez les Québécois. Dans de telles conditions, comme me le faisait remarquer Martin, si je terminais, mon objectif serait forcément atteint puisque le taux d’abandon allait probablement être assez élevé.

Quelles conditions, vous dites ?  De l’eau. Beaucoup d’eau. Il avait énormément plu dans la région au cours des derniers jours, au point où les écoles avaient été fermées la veille (j’aimerais bien les voir avec nos tempêtes de neige…). Durant les heures précédant le départ, il était tombé 50 millimètres supplémentaires.

Ça tombait toujours, avec une intensité toutefois acceptable, au point où je n’avais pas enfilé mon imper. Mais les torrents qui traversaient le petit chemin de terre n’auguraient rien de bon pour la suite.

Dans la première grosse montée, une chose m’a frappé: le silence. Les années précédentes, on y entendait Amy jacasser sans arrêt. Là, rien. Juste les petits bruits des coureurs qui escaladaient les sentiers rocailleux dans la nuit. Le calme complet.

Tiens, voilà-ti-pas ma « préférée » qui s’amenait… À part un petit « Thank you » alors que je lui laissais le passage, pas un mot pour répondre au compliment poli que je lui ai dit alors qu’elle me laissait sur place. Sympathique comme toujours.

« Fred ?  Est-ce que ça va ? ».

C’était Gilles. Sa voix trahissait son étonnement de constater qu’il me rejoignait, peu avant Edinburg Gap (mile 12.1). Oui Gilles ça va. Ce n’est pas une blague quand je dis que je suis pourri dans les roches. « C’est vrai qu’on en a pogné des belles, hein ? », Ouaip. En fait, les roches de cette section sont probablement parmi les pires du parcours. Toutefois, comme elles sont situées au début, on n’y porte pas tellement attention.

Gilles parlait de sa course (le Bromont Ultra, bien sûr) à un coureur qui l’accompagnait et lui raconta au passage que j’avais fait partie de toutes les éditions jusqu’à maintenant. Je vais y être encore cette année Gilles, peu importe mon rôle. Je ne peux pas manquer ça. Je les ai regardés ensuite s’éloigner, tranquillement.

J’ai beau commencer à être habitué, ça demeure un peu frustrant de me faire dépasser par des coureurs théoriquement moins rapides que moi. Avant le départ, j’avais enfilé mes gants de vélo, question de me donner un certain sentiment de sécurité pour me permettre de « pousser » un peu plus dans ces foutues roches. Rien à faire. J’avançais là-dedans avec l’agilité d’un poulain qui tente de se lever debout immédiatement après être venu au monde.

Je suis parvenu à les rejoindre une fois rendu à la route et à arriver en même temps qu’eux au ravito. Après avoir fait remplir mon réservoir par mon fidèle crew (mon papa) et lui avoir laissé ma lampe, c’était l’heure du buffet. Ha, la bouffe dans les ultras, j’adore…

La bouche pleine en repartant, une habitude chez moi… (photo: Éric Côté)

Gilles et moi sommes repartis ensemble. On mémérait chemin faisant et, constatant que le terrain le permettait, je me suis mis à la course. Au bout d’un moment, j’étais pour dire à mon ami que ça faisait du bien de ne plus avoir de roches. Quand je me suis retourné, il n’était plus là. Oups.

Arriva ensuite l’extase du grimpeur: la montée vers la crête. Devant moi, ma proie : un gars montant péniblement, les mains sur les hanches. Arrivé à proximité, il était rendu les mains sur la tête, comme le font les coureurs de demi-fond après une course. Tu vas trouver la ride longue, mon ami… Il m’a fait signe de passer. Euh… j’espère !  Je lui ai dit qu’il allait me rejoindre sur la crête de la montagne. Ce qu’il a fait un peu plus loin.

Bien que cette section ne soit pas particulièrement difficile, plusieurs l’imiteront par la suite. Pas que je m’en faisais outre mesure, surtout que j’avais d’autres préoccupations.

Tout d’abord, mes bobos. Car bien que les brûlements d’estomac que j’avais endurés jeudi étaient disparus et que les symptômes liés à ma labyrinthite avaient cessé de se manifester, mon fessier, mon genou droit et ma cheville gauche demeuraient aux aguets. Et les deux derniers avaient montré des signes de grand retour avant même le lever du soleil.

Courir sur une cheville blessée, ça peut se faire. Sur une petite distance. Mais sur plus de 140 kilomètres ?  Pas sûr. Je n’étais pas pour commencer à gober des Advil si tôt…

Puis il y avait l’eau. Déjà, plusieurs torrents s’étaient formés et nous avions dû les traverser. Avant le départ, Martin nous avait dit de ne pas nous en faire, que le terrain se drainait bien ici. Le problème, c’est qu’il se drainait sur nous.

Photo de provenance inconnue prise sur le parcours. juste pour vous donner une idée des conditions…

Sur les crêtes, c’était mouillé, mais sans plus. Mais quand on descendait, hou la la… En fait, je n’ai pas pris beaucoup de temps avant de déterminer un certain pattern: quand le sentier se transformait en ruisseau, ça signifiait que la station d’aide approchait. Mon raisonnement était simple: les ravitos à Massanutten sont établis dans des creux. Et comme l’eau descend, ben…

L’expérience a été vécue à son comble entre Woodstock Tower (mile 20.3) et Powells Fort (mile 25.8). J’avais débuté la section avec une fille et comme c’était un peu technique, je l’avais laissée passer. Sauf que je demeurais derrière et je pense que ça l’énervait. Au point où elle est tombée et, après m’être assuré qu’elle était correcte, j’ai poursuivi.

Ce n’est que dans la descente finale qu’elle m’a rejoint. À ce point, il y avait tellement d’eau que c’en était ridicule. L’entendant arriver, je me suis tassé et lui ai lâché « You’re a better rafter than me ! » finissant le tout par un petit rire. Ok, je l’avoue, ce n’était pas drôle, mais bon, elle aurait pu sourire poliment, surtout que je la laissais passer.

« What’s the funny part ? » qu’elle m’a demandé.

Rafter, rafting, canot pneumatique, descente de rapides… Non ?  Ha pis, laisse faire. Et comme je la suivais, que s’est-il passé ? Oups, mon majeur droit s’est mis à pointer vers le ciel. Puis le gauche de faire de même. Et voilà-tu pas mes deux mains qui se sont mises à faire des mouvements alternatifs de haut en bas. Ben voyons, qu’est-ce qui m’arrivait, donc ?  😉

Enfin, après avoir secrètement souhaité qu’elle prenne un petit bain, je me suis fait un devoir de continuer à dire des niaiseries une fois arrivé au ravito. Les bénévoles me trouvaient drôle, eux. Ou ils faisaient semblant. Au moins, je ne promenais pas un air bête comme l’autre… qui a d’ailleurs foutu le camp rapidement, probablement en espérant ne plus me revoir.

Message à mes amis coureurs: je sais qu’un ultra, c’est dur et que le parcours nous fait parfois sacrer. Mais de grâce, soyez gentils et souriants avec les bénévoles. Ils prennent leur fin de semaine au complet juste pour vous aider, alors forcez-vous un peu. Ces gens ne sont pas vos serviteurs. Pour l’avoir vécu, j’ai gardé un très mauvais souvenir des airs bêtes avec qui j’ai eu à dealer lorsque j’étais au ravito principal à Bromont.

Commençaient alors les « vraies affaires ». J’avais, naïvement, anticipé un petit 2 miles facile sur un chemin de terre avant d’entrer dans le vif du sujet. Erreur. Le ruisseau qui longe normalement le chemin grondait comme les chutes Niagara. À tous bouts de champ, il le traversait, m’obligeant à m’enfoncer dans l’eau jusqu’aux genoux pour poursuivre ma route.

J’entendis quelqu’un arriver derrière. Aussitôt il m’annonça qu’il ne faisait pas partie de la course. On s’est mis à jaser. Grand fan des Capitals, il faisait une sortie de 15 miles pour tenter de se calmer puisqu’il y avait un match très important cet après-midi-là. Apprenant d’où je venais, il me demanda si j’étais un fan du Canadien. Bof…

Voyez-vous ça d’ici ?  Un Canadien et un Américain qui courent ensemble et c’est le représentant du pays de l’Oncle Sam qui est fan de hockey. Le monde à l’envers.

En tout cas, je le trouvais bien courageux de courir là-dedans alors qu’il n’était pas « obligé » comme moi (vrai que lui n’avait pas payé pour être là, alors que moi…). D’ailleurs, il a fini par comprendre que s’il voulait éviter un tant soit peu l’eau, il n’avait qu’à grimper. Bravo mon grand !

Malgré tout, je suis arrivé de bonne humeur à Elizabeth Furnace (mile 33.3). Mon père me fit un update de la situation: Martin était passé 1h15 avant moi, Pierre 15 minutes plus tard. Quant à Joan, il avait 50 minutes sur moi. Je savais qu’il y avait deux autres Québécois devant, mais il ne les connaissait pas, alors…

J’avoue avoir été surpris par ces temps-là. Si Martin avait tant d’avance, c’est qu’il était soit dans un très grand jour, soit parti trop vite. En tout cas, il s’enlignait pour me mettre 5 à 6 heures dans le buffet. Quant à Pierre, son avance sur moi m’étonnait également, mais moins. Une autre performance magistrale de la part de mon partner ?  Fort possible. Et Joan qui était derrière eux ?  De ce côté, ça ne s’annonçait pas bien…

« Et toi, comment ça va ? ». Plutôt bien, je devais dire. « En tout cas, il y en a qui arrivent bien plus mal en point que toi… ». Ouin, ils étaient probablement plus « accotés » que moi. L’avantage d’être nul dans le technique: on ménage vraiment le reste de la machine en avançant plus lentement.

Avant de quitter pour Shawl Gap (mile 38.0), j’ai donné un devoir à mon papa : me préparer de l’eau pour me nettoyer les pieds, une serviette pour les essuyer ainsi qu’une paire de bas propres. Car je m’attendais à moins d’eau pour quelque temps après ce ravito-là.

Je quitte pour Shawl Gap, encore la bouche et les mains pleines. (photo: Jacques Giguère)

Entre temps toutefois…

…fallait passer au travers d’une enième section rocailleuse. Section que j’ai appris à moins détester avec les années, puisqu’elle se termine par une belle descente roulante. Mais avant de m’y rendre, je devais affronter les foutues roches qui, plaisir suprême, étaient rendues très glissantes. Comme de raison, fallait que je me fasse rattraper.

Le gars, fort sympathique, en était à sa première expérience ici. Je lui ai dit qu’il était chanceux puisqu’il ignorait ce qui s’en venait. Il m’a répondu que je n’étais pas le premier à lui faire la remarque.

Bien évidemment, je l’ai perdu de vue. Et bien évidemment, je l’ai rejoint dans la partie roulante. En fait, elle est habituellement roulante. Là, elle était tellement boueuse que je passais mon temps à slalomer, à la recherche de la trajectoire idéale. Pas moyen de me laisser aller. (** SOUPIR **)

Toujours est-il que rendu au ravito, je me suis fait un petit ménage. Mes pieds étaient détrempés et sales, mais ne présentaient aucun problème majeur. On nettoie ça, on essuie bien comme il faut, puis on enfile des bas propres. J’ai toutefois décidé de garder mes Peregrine, même s’ils étaient mouillés: je ne faisais tout simplement pas confiance aux Skechers dans de telles conditions.

« You’re a new man now ! » m’a glissé un bénévole avec le sourire. You bet !

J’ai dit un gros merci à mon papa, nous allions nous revoir dans 16 miles, à Habron Gap.

La petite section de route menant à Veach Gap (mile 41.1), on a tendance à la négliger. Erreur. Elle comporte de belles montées me rappelant le Vermont et comme par les années passées, j’en ai arraché plus que j’avais prévu.

N’empêche, j’étais très positif en quittant le ravito pour Indian Grave (mile 50.1). Là, je savais ce qui m’attendait. Tout d’abord, la grosse montée. La sympathique recrue que j’avais rencontrée un peu plus tôt avait amorcé cette section sur mes talons. Intérieurement, je souriais: on était dans mon domaine. On allait voir s’il serait en mesure de me suivre.

Après 1 kilomètre de montée, il était hors de ma vue. C’est donc seul que je suis arrivé sur la crête, 1.5 kilomètre plus loin. Petite victoire morale. Ça a pris un sapré bout de temps avant qu’il me rejoigne dans les roches et il m’avoua candidement qu’il avait dû s’arrêter à deux reprises dans la montée, son cœur étant sur le bord d’exploser.

Ha si j’étais en mesure d’avancer sur les roches…

Mais rien à faire, cette section-là, elle sera toujours trop dure pour mes capacités. Aussi bien m’y résigner. Surtout qu’il ne sera pas le seul à me dépasser.

Après une éternité, je suis parvenu au ravito où les bénévoles nous empressaient de bouffer, bouffer, bouffer. La section suivante serait courte (3.9 miles) et sur la route, mais l’autre après… Il vous faut des calories, qu’ils ne cessaient de répéter. Ben oui, ben oui… Capotez pas !

Sur la route, j’essayais de courir le plus possible, mais la fatigue commençait à se faire sentir, après presque 12 heures sur mes pieds. À ce moment, constatant que mon entraînement limité commençait à faire son œuvre et connaissant le reste du parcours, je me suis mis comme objectif de terminer sous les 30 heures. 54 miles en 18 heures, c’était jouable.

À Habron Gap (mile 54.0), mon père était avec Éric, (excellent) photographe à ses heures et futur pacer pour Vincent. Ils m’apprirent que Pierre s’était perdu dans la montagne et ça lui avait coûté suffisamment de temps pour qu’il arrive alors que Joan quittait le ravito. Ils sont repartis ensemble 15 minutes avant mon arrivée, bien déterminés à prendre ça relaxe. Les conditions commençaient vraiment à taxer les organismes… Quant à Martin, il continuait de survoler le parcours, 2 pleines heures en avant. Pierre-Michel ?  Il était avec Jason Lantz, c’est pour dire… Alexandre avait fait une mauvaise chute et avait eu besoin de soins, mais il était toujours en course. De leur côté, aux dernières nouvelles, Pat, Gilles et Vincent poursuivaient leur petit bonhomme de chemin, quelques minutes derrière.

Ok, autre petit ménage. Envisageant des heures un peu plus chaudes et fatigué de porter un t-shirt mouillé, j’ai décidé d’enfiler une camisole et de changer ma casquette. Et la frontale, je l’amenais ou pas ?  Il était 16h30, je me donnais trois heures pour me rendre à Camp Roosevelt (mile 63.8).

Père et fils à l’oeuvre au ravito (merci Éric pour la photo)

« Trois heures ?!?  C’est vrai que ça monte… ». J’ai expliqué à Éric qu’à partir de là, on avançait grosso modo à 3 miles à l’heure. Ce qui nous attendait était un véritable monstre. J’allais prendre la frontale, juste au cas.

Bon, côté bouffe, il y avait quoi ?  Fallait absorber des calories, non ?

À la table, pas grand-chose. Soit l’offre n’était pas très généreuse, soit les autres avaient tout pris. Mais on aurait dit que les bénévoles préparaient des lunchs puisqu’à peu près tout était prêt à emporter, bien emballé dans des ziplocs. J’ai choisi un wrap et me suis dirigé vers la sortie.

J’étais fatigué, oui, mais je me sentais bien. Les bobos qui s’étaient manifestés en début de course se tenaient maintenant tranquilles. Je savais que ce serait long, mais j’étais prêt.

Amenez-la, votre bête.

Dernier moment avec mon papa avant d’affronter la bête (photo: Éric Côté)

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5 avis sur « Massanutten, avant la bête »

  1. Ouf ! Vais -je vraiment m’inscrire pour l’an prochain ? Blague à part, je suis toujours ébahi par ce type de récit. Bravo pour cette belle aventure !

    • Merci !
      Le parcours est difficile, mais on finit toujours par s’y faire. Et l’eau, c’était vraiment exceptionnel cette année.
      Je vais toujours encourager les gens à essayer cette course au moins une fois ! 🙂

  2. Les photos avec ton père m’ont beaucoup touchées. Je vois un air de famille et je te trouve chanceux de pouvoir vivre ça avec lui ! Bravo, lâches pas. Tes récits sont toujours aussi le fun à lire. Qui sait, un jour peut-être oserais-je ce genre de course. En tout cas, tu es inspirant, ça donne quasiment le goût 🙂

    • Merci Julie ! 🙂
      Les photos avec mon père ont vraiment été un hit. Je suis vraiment chanceux qu’il soit encore là et en pleine santé. Disons qu’on profite de ces courses-là pour passer du temps ensemble.

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