D’une cheville à l’autre

Contrairement à ce que Springsteen chantait, nous ne sommes peut-être pas nés pour courir après tout… Mais non, je blague. J’ai lu avec beaucoup d’attention le livre Born to Run de Christopher McDougall et ce dernier m’a confirmé que l’être humain est génétiquement programmé pour courir. Sauf qu’il faut le faire correctement, sinon les blessures…

Il faut croire que je ne le fais pas tout à fait comme il le faudrait parce que depuis Philadelphie, mon ischio-jambier droit m’embêtait. Pour le protéger, je me suis mis à porter un bandage autour du mollet droit. Conséquence: ledit mollet s’est mis à mal travailler et mon pied droit cognait lourdement au sol. Des « tocs » successifs à chaque emjambée, ce n’est pas nécessairement le genre de musique qu’un coureur aime entendre quand il s’entraine. À un moment donné, ces chocs répétés finissaient par engourdir la cheville. Et qu’est-ce que je faisais pour essayer de régler ça ? Je compensais par la jambe gauche.

Ça fait qu’hier soir, j’ai senti revenir en force ma vieille blessure au tendon de la cheville gauche, subie l’année passée. En fait, elle ne revient pas vraiment en force, mais disons qu’elle fait sentir sa présence, un peu comme il y a 12 mois.

Le point positif dans tout ça ?  Ça m’a forcé à ralentir la cadence pour ma longue sortie de 27 km ce matin. Ça et la neige, bien évidemment. Pendant plus de deux heures, j’ai porté attention à ma cheville et c’est avec un certain soulagement que je n’ai constaté aucune détérioration supplémentaire en arrivant. Ouf !

J’ai tout de même pu apprécier une autre superbe journée d’hiver pour la course, comme dimanche dernier. Un beau soleil, température froide, mais loin d’être glaciale, vent calme. Le sol ?  Ouais, enneigé et glissant par endroits, mais j’ai connu pire. Pas mal pire. Bien honnêtement, la neige n’a pas été un si gros problème pour courir cet hiver.

À un moment donné, je longeais la « frontière » entre la ville et la réserve de Kahnawake. Chemin faisant, je n’ai pas pu m’empêcher de songer aux déboires du sénateur Patrick Brazeau. Oui, je sais, Kahnawake est une réserve mohawk alors que Brazeau est un Algonquin, mais bon… Je me disais que cet homme avait une chance unique de devenir un modèle, une inspiration pour son peuple. Mais non, il a choisi d’abuser bêtement du système en faisant de fausses déclarations et ne se présentant pas en chambre. Mais le pire, c’est qu’il est un homme foncièrement violent (je ne m’étendrai pas sur les charges qui ont été retenues contre lui), qui a probablement eu énormément de mal à se remettre émotivement de la râclée que Justin Trudeau lui a infligée dans le ring.

Bref, il a des problèmes. Je me suis alors demandé: et s’il canalisait ses énergies vers autre chose chose que le karaté ou la boxe, peut-être qu’il serait plus en paix avec lui-même, non ? Si je pense à la course en disant ça ?  Bien sûr.  Attention, comprenez-moi bien ici: je ne veux aucunement sous-entendre que le karaté et la boxe transforment les gens qui les pratiquent en être violents une fois sortis du gymnase. Bien au contraire, ces sports requièrent une discipline hors norme et apprenent le respect de l’adversaire à ceux qui les pratiquent. Ils ne rendent pas les gens violents.

Mais quand quelqu’un a des pulsions violentes à la base, peut-être qu’il devrait au moins essayer autre chose. Courir ou faire du ski de fond pendant des heures dans le superbe parc de la Gatineau ferait fort probablement un plus grand bien au sénateur Brazeau que de taper sur un sac de sable. Et à la longue, lui, son entourage et peut-être même son peuple tout entier en sortiraient gagnants.

Je sais, j’ai fait du coq à l’âne aujourd’hui. Un peu comme mon mal qui est passé d’une cheville à l’autre, je suis passé d’un sujet à un autre. Ce sont des choses qui arrivent…

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