Google Map inside – encore

Coup d’œil à ma Garmin : déjà 36 kilomètres de parcourus, la plus longue distance que j’ai faite depuis Bromont. Je suis dans le rang des Chutes, à l’intersection du 5e rang, celui qui représente le chemin le plus court pour m’amener à mon point de départ/arrivée, la maison de mes parents

Il y a un petit hic cependant : ledit rang n’est pas déblayé en hiver. Je sais, il y a juste en campagne qu’on voit ça… Par contre, des motoneigistes l’ont emprunté à profusion pour aller rejoindre la piste balisée, alors il devrait être praticable. Je dis bien : devrait. Que faire ? Si je passe par là, j’en ai pour 3 kilomètres, peut-être 3.5. Par la route, ce ne serait pas tellement plus long, mais tellement moins agréable…

Bah, me disant que je suis là pour m’amuser, je me lance sur la neige tapée par les machines bruyantes. Il faut bien que ça ait une certaine utilité, ces machins-là. Finalement, ça ne va pas si mal. Ça cale à certains endroits, ça glisse un peu, mais rien pour justifier de me taper la 161. Comme je commence à apercevoir les fermes qui longent la route 216, une motoneige semble vouloir se diriger vers moi. Je me tasse donc du chemin… pour m’enfoncer jusqu’aux genoux dans la neige folle.

Sauf que le conducteur tourne sur sa gauche pour poursuivre dans la piste balisée. Merde, il n’aurait pas pu m’avertir ? Ça m’aurait évité quelques kilos de neige dans les chaussures ! Enfin, ce n’est pas la fin du monde.

Puis je le vois reculer pour revenir à la fourche. Tiens, ça recule ces patentes-là ? Ha ben, on en apprend à tous les jours… Je m’attends à ce qu’il me dise que je n’ai pas d’affaire là, que c’est dangereux, etc. Je m’apprête à lui servir un paquet d’excuses, prépare mon discours à l’avance et tout le kit, mais ce n’est pas de ça dont il veut causer.

« Est-ce que je peux me rendre à Warwick en continuant là-dessus ? »

Bon, ça recommence : l’effet « Google Maps inside ». Il y a 30 secondes, j’ignorais que les motoneiges pouvaient reculer, comment voulez-vous que je sache où mènent les pistes ? De toute façon, est-ce que j’ai l’air d’un gars qui a déjà embarqué sur un ski-doo ?

Je me mets donc en frais de lui expliquer mon ignorance sur le sujet, vu que le plus long que j’ai fait sur une piste dans ma vie, hé bien je viens de le faire… sur mes deux pattes ! Il a l’air tout étonné qu’un gars qui se promène à pied dans un tel coin perdu puisse ignorer une chose pourtant si basic. Hé oui, mon bonhomme, ça se peut que je n’en aie rien à cirer des pistes de motoneige. Que veux-tu, il y a du monde comme ça sur cette terre. Oui, oui, ça se peut !

Je lui propose alors de se rendre au village de St-Adrien où on pourrait peut-être le renseigner. « Est-ce que c’est loin ? ». 5 ou 6 kilomètre environ. Tu sais c’est quoi, des kilomètres ou je dois traduire en milles ?!? À moins de retourner à Ham Nord, d’où il arrive, c’est à peu près la même distance. Il a l’air découragé. Bout de viarge, ça va lui prendre moins de 5 minutes, le cul bien installé sur son ski-doo où il a juste à virer une poignée pour avancer et ça le décourage ? Calv…  Il a fini par poursuivre sa route, puis je l’ai vu passer dans l’autre sens quelques minutes plus tard. Une semaine plus tard, je me demande encore s’il a trouvé son chemin.

Pendant que je terminais ma course, je me suis mis à songer à ça: est-ce qu’il m’arrive de demander à quelqu’un qui chevauche un engin moteur des renseignements sur des sentiers de randonnée où je pourrais aller gambader ?  Alors pourquoi ceux-ci, me voyant habillé clairement pour courir, pensents-ils que je peux avoir la moindre idée des endroits où ils peuvent pratiquer leur activité ?

Une autre affaire qu’il va falloir qu’on m’explique, un de ces jours…

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2 avis sur « Google Map inside – encore »

  1. Cher Fred, toi et les moteurs… Tout jeune, tu ne voulais pas conduire le tracteur de ferme alors que, de nous deux, c’est toi qui avait le permis de conduire. J’ai dû me taper la lourde tâche de faire les allers et retours alors que tu devais placer les « balles » de foin dans le grenier de la grange à la grosse chaleur.

    Pas étonnant que tu confonde moto et motoneige… sur une moto un tourne la poigné alors que sur une motoneige on appuie sur une « clanche » avec le pouce.

    Pour le reculons, le moteur arrête et redémarre en sens inverse, ce n’est pas un jeux de transmission qui fait reculer l’engin !!

    Reste prudent, bien que tu en sache plus sur ces bêtes, le vrai animal est derrière le volant. Ils sont à la recherche d’un point de ravitaillement (pas pour la bête mais bien pour l’animal). Une bière frette pour se réchauffer, pas étonnant qu’il en prennent plusieurs, la réaction n’est pas très exothermique.

    J’espère que tu vas te coucher moins niaiseux…
    😉
    Sylvain (Hams)

    • Merci Sylvain pour les précieuses informations, je suis efectivement moins niaseux ce matin (quoi que ce n,est pas vraiment un exploit, mais bon…). J’avais dans mon idée que vu que les motos et les motoneiges se conduisent toutes deux à partit d’un guidon, elles avaient le même mode de fonctionnement. Mais j’étais supposé savoir ça comment, moi ?
      Je trouve très très bizarre que les adeptes de motoneige se permettent des petits remontants alors que ceux que j’ai connus qui font de la moto ne prennent jamais la moindre goutte avant d’enfourcher leur monture. Pas étonnant qu’il y ait autant d’accidents…
      En tout cas, ne t’inquiète pas, ce n’est vraiment pas dans mes habitudes d’emprunter leurs pistes pour me défouler.

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