Vermont 100: les 50 derniers kilomètres

J’embarque sur la balance. Pendant les quelques instants où l’instrument de mesure semble chercher mon poids, je tente de deviner. « 145.6 ! » que je lance à voix haute. Verdict : 148.0.

Ok, je suis revenu au poids original, big deal. Le chef médical me demande si j’urine. « Yes » que je mens. Parce que non, je ne pisse pas tellement depuis quelque temps et j’avoue que ça m’inquiète un peu. « You drink a lot ? ». Je lui montre ma bouteille, lui signifiant que je la vide entre chaque ravito. « That’s good, you’re clear. ».  Yes !!! Deux contrôles médicaux passés, plus qu’un seul.

Je demande mes Advil. Ma sœur me dit qu’elles sont dans le RAV4, qu’elle va courir aller les chercher. Heu, il est loin, le RAV4 ?  Pas de réponse, elle est partie.  Bon ben, on va bouffer.

Line étant revenue à son poste (sa nièce n’avait heureusement rien de grave), elle m’offre plein de bonnes choses à manger. Ça a l’air tellement appétissant que j’ai envie de tout prendre. Et c’est qu’il y a de l’ambiance, ici ! Le système de son crache « Speed of Sound » de Coldplay, je danse (si on peut appeler ça « danser ») au son de la musique en avalant un grill cheese. Mon père affiche un merveilleux sourire. « C’est comme à Bromont, tu as l’air vraiment bien ! ». Bon, disons que je suis dans un high

087

Encore en train de m’empiffrer…

Au retour de ma frangine, je donne mes instructions : à Spirit of ’76, je vais avoir besoin de mes lampes car je doute pouvoir me rendre à Bill’s à la clarté. Avant de partir, rempli de confiance, je lance : « Il parait qu’il faut partir de Camp 10 Bear avant la nuit pour avoir une chance d’avoir son buckle. Regardez, pensez-vous que je vais l’avoir ? ». Le soleil est encore bien haut dans le ciel… Mais est-ce que je viens de provoquer les dieux des ultras en étant si arrogant ? Hum…

Ok, retournons à nos affaires. Ils disent que les 30 derniers miles sont difficiles. Voyons voir. Effectivement, après un petit bout relativement facile, ça commence à monter. Sur route de terre d’abord, puis en sentier.

Sentier qui est boueux, ne me demandez pas comment. C’est même très boueux, au point de ça se met à glisser et je suis incapable de trouver les points d’appui nécessaires pour monter. « TABAR… ! » que je laisse sortir. Puis je souris : je viens de me rendre compte que c’est le premier juron qui sort de ma bouche de la journée (par rapport au parcours, on s’entend), un véritable exploit en ultra. Il faut croire que je ne suis pas dans un mauvais jour.

J’entends des chevaux qui se rapprochent. Je leur cède le passage, mais tout de suite après être passés à côté de moi, l’un d’eux s’arrête net. Heu, c’est que tu me bloques le chemin, le gros… Il semble tout simplement écoeuré de se taper ce beurre de peanuts-là, particulièrement en montée. Tu devrais aller faire un tour à St-Donat, le grand, peut-être que tu ne rechignerais pas trop ici !

Il finit par repartir. C’est vrai que ça doit être chiant de ses taper ces montées avec un gars bien installé sur son dos… Il y a autre chose qui est chiant : sentir qu’on va se faire cheeker par deux filles qui placotent. Parce que oui, j’en entends deux qui jacassent derrière moi et je ne peux pas croire qu’il va y en avoir deux qui vont me dépasser en jasant. Suis-je rendu si lent ?

Le sentier aboutit sur une belle route de terre qui nous donne une vue magnifique sur les alentours. Ha que c’est beau… Dans une montée en pente légère, je comprends ce qui se passe : une fille avec qui j’ai joué à saute-moutons pendant un bon bout de temps avant que je finisse par la laisser derrière s’est prise une pacer et c’est cette dernière qui ne cesse de jacasser. Ha, là je comprends… Non mais, est-ce que je m’en fous de ce qui se passe dans ta job, Chose ?

Après avoir monté pendant ce qui me semble avoir duré une éternité, j’ai Spirit of 76 (mile 76.2) en point de mire. Le capitaine du ravito, me voyant arriver torse nu, m’ordonne à la blague d’enfiler une tenue décente. Mais comme j’aperçois quelqu’un portant un t-shirt rouge à ses côtés (l’équipe médicale porte le rouge), j’obtempère. Je n’ai vraiment pas envie de me faire poser des questions sur le pansement que j’ai dans le dos. Finalement, ce n’était pas quelqu’un de l’équipe médicale…

Alors que j’installe mes frontales (une à la taille, l’autre… ben sur le front, bien évidemment !), je demande à ma sœur d’insérer les piles de rechange dans la poignée de ma bouteille. Plus tard, elle m’avouera que cette simple manipulation a provoqué le transfert d’une odeur de « stock de hockey » sur ses mains. Imaginez ce que je dois sentir…

12 miles avant de les revoir, il est 18h45, je leur dis qu’ils peuvent prendre le temps d’aller souper parce que je vais en avoir pour minimum 2, peut-être même 3 heures avant qu’on se revoit. Ça va dépendre du terrain, que je ne connais pas.

Pendant que le bénévole m’explique à quelles distances sont situés les prochains ravitos (il est tout mêlé dans ses miles), Stéphane arrive. J’avoue être étonné de le voir vu qu’il a terminé neuvième (sur 10 qui avons complété la distance) à Bromont et qu’il a fait 34 heures à l’Eastern States. Je me serais attendu à ce qu’il flirte avec les 26-27 heures ici.

Ouais, ça va bien ton affaire !  « Je ne sais pas ce que j’ai, ça va super bien ! Au-delà de mes espérances ! ». Je comprends !

Je fais un bout avec son pacer et lui dans les sentiers qui suivent. J’y apprends entre autres que des 193 livres qu’il pesait à Bromont, il a descendu son poids à 167 livres ici. Ha, ça explique ben des affaires… Il aurait déjà monté jusqu’à 250-260 livres. Ouch !  Un ancien obèse qui me donne du fil à retordre dans un ultra ?  Way to go, mon Stéphane ! 🙂

Comme il a déjà joué au pacer ici pour une dame qui a terminé tout juste sous la limite des 30 heures, il connait un peu le parcours. Il me dit que ça se corse après Bill’s. Ok, c’est noté. Parce qu’honnêtement, depuis Spirit of 76, il n’y a pas de quoi écrire à sa mère…

Goodman’s (mile 80.3): une table sur le bord du chemin. Le pacer de Stéphane joue au bénévole, c’est vraiment gentil de sa part. Hum, je prends du Coke ou pas ?  Il me tente… Mais je me retiens, je n’ai pas envie d’avoir un goût de sucré collé dans le palais pour le restant de la course. Mon estomac va encore assez bien, pourquoi le provoquer ?

Sur la route de Cow Shed (mile 83.3), un ange descend du ciel. Non, ce n’est pas une hallucination, mais plutôt une dame qui a fait des biscuits et qui en offre aux coureurs. « J’ai pensé que vous auriez besoin de sucre… ». Ce que les gens peuvent être gentils, ici !  Mon amour, on déménage quand ?

Je ne peux pas résister. Hum, sont écoeurants !!!  Celui que j’engloutis fond dans la bouche. « Vous pouvez en prendre un autre ». Non, je vais en laisser aux autres, ce serait un crime de tous les prendre. Mais sont vraiment bons…

Malgré un arrêt forcé aux puits, Stéphane me distance peu à peu. Il est plus agressif que moi dans les montées douces et ça lui rapporte. Je n’essaie pas de m’accrocher, préférant la jouer conservateur.

Ce qui fait que, encore une fois, je me retrouve seul quand les rares nuages qu’on a vus depuis l’orage décident de se rassembler pour se vider au-dessus de moi. C’est une averse, une vraie de vraie. Ça tombe comme une vache qui pisse avec en prime, des vents à écorner un boeuf (ne me reste plus qu’à trouver une expression avec le mot « veau » et la famille bovine au complet sera réunie; vous en avez une à suggérer ?).

Au début, je tâche de demeurer le plus possible sous les arbres, mais à un moment donné, ça ne sert à rien. Je suis complètement détrempé, au point de commencer à avoir froid. Pour ce qui est d’éviter de mouiller mon pansement, on repassera… Et il pleut, il pleut et pleut encore, ça n’a pas de sens. Ho que je suis content que Bill’s soit dans une grange…

090

Mon Dream Team II avec en arrière-plan, la grange où est monté le ravitaillement Bill’s. Pouvez-vous croire qu’il va pleuvoir quelques minutes plus tard ?

Finalement, à environ un mile de Bill’s (mile 88.3), la pluie cesse. Enfin !  Sur place, un petit chemin éclairé nous guide vers l’entrée de la grange. Tiens, je ne sais pas pourquoi, mais j’avais dans mon idée que ce ravito était situé en plein champ. Et pourtant, non. Il est sur le bord du chemin…

Ok, dernier contrôle médical. Au moment d’embarquer sur la balance, je suis pris d’un étourdissement. Woh, il ne faut surtout pas que ça paraisse !  Il semble que je réussisse à le cacher. J’attends le verdict. Je devrais être correct…

Quoi, 151.0 !?!  Ben voyons donc, comment ai-je peu prendre 3 livres sur 19 miles ?

Ha non, pas encore le spectre de l’hyponatrémie, merde, merde, merde !  J’essaie de me justifier en sortant les gels que j’ai dans mes poches. « Ça ne change pas grand-chose, vous savez ». Ben voyons, si ça pèse 100 grammes chacun et que j’en ai 5, ça fait une livre, ça madame ! Ajoutez les frontales…

Je me mets en frais de retrouver le poids d’un gel sur le sachet. Avec plus de 17 heures et 142 kilomètres de course dans les jambes, un éclairage du style vraiment pas adéquat et la vue de proche d’un gars dans la mi-quarantaine… Ben oui, cherche donc une aiguille dans une botte de foin avec ça, tant qu’à y être… Je parviens malgré tout à retrouver l’information : un gel pèse 32 grammes. Ça en prendrait 14 pour faire une livre. Je n’en ai jamais 14 dans les poches…

«3 pounds, 2%, no big deal. You’re clear ». Je continue à essayer de me justifier en disant que je bois beaucoup, comme si je n’acceptais pas le résultat. « You’re clear… » me répète la dame. Tu veux quoi de plus, espèce de tête dure ?

En fait, je suis un peu inquiet moi-même. Je n’urine vraiment pas souvent, malgré le fait que je boive beaucoup. Et comme pour en rajouter, mon estomac commence à faire des siennes et je n’ai plus du tout envie d’absorber une autre goutte de LG. Or, si le liquide que je prends ne contient pas d’électrolytes, le risque d’hyponatrémie devient encore plus grand. Bref, je ne suis pas rassuré.

J’en fais part à mon équipe, question de les tenir au courant. Ainsi, s’ils me voient en mode zombie à Polly’s, ils sauront pourquoi. Pendant que nous discutons, je leur demande : « Vous n’entrez pas ? ». « C’est interdit aux équipes de support. Même, on n’est pas supposés être aussi proches de la grange.».

Pardon ?  Je comprends qu’il y a beaucoup de monde ici (la petite grange est remplie de coureurs qui semblent prendre une longue pause), mais là, franchement, dans de telles conditions, c’est inhumain de laisser le monde dehors… En ce moment, je plains sérieusement le bénévole qui viendrait dire à mon équipe de s’éloigner. Car bien que je suppose que ledit bénévole ne comprendrait probablement pas le français, le ton que j’utiliserais ne laisserait aucun doute sur le contenu de mes parole. Non mais…

Le pacer de Stéphane me sort de mes pensées pour me demander si j’ai besoin d’aide pour terminer. Je lui réponds que non, que tout va bien. Croyant que Stéphane est en train de se faire masser ou quelque chose du genre, je pense qu’il voudrait repartir à trois. Ce n’est que plus tard que je comprendrai qu’il avait changé de pacer et avait demandé à celui qui l’avait accompagné pour les 18 derniers miles de m’attendre, au cas où j’aurais besoin. C’était vraiment chic de leur part à tous les deux.

Dernier coup d’œil à la grange remplie, puis c’est le re-départ. Devant moi, 19 petits kilomètres. Ma Garmin ayant rendu l’âme, je ne peux plus me fier qu’à ma montre. Elle indique 21h18. 2h42 pour atteindre mon objectif. Ouf, ça va être serré. C’est le parcours qui va décider…

« Tu vas partir tout seul dans la noirceur ? », demande mon père. Heu oui. Je n’attendrai pas qu’il fasse clair… « Ouais, t’es pas peureux… ».

C’est vrai quand on y pense. Jamais, au grand jamais je n’oserais m’aventurer à la course dans des sentiers ou des chemins de terre en pleine nuit. Honnêtement, je n’ai pas peur des animaux. Mais les êtres humains me fichent la trouille. On ne sait jamais si on peut tomber sur un chauffard ivre ou un cabochon qui décide de « défendre sa propriété ». Or, je ne sais pas pourquoi, mais dans le cadre d’une course, ces craintes tombent.

Heureusement car dans une longue montée, je me retrouve à la hauteur de deux véhicules qui se croisent. Aveuglé par les phares, j’espère que les conducteurs savent qu’il y a une course dans leur perdu coin de pays, car sinon, je pourrais me faire faucher… J’apprendrai plus tard que l’un des deux véhicules était mon bon vieux RAV4.

Stéphane n’exagérait pas : après Bill’s, ça se corse. Les enchainements montées-descentes sont de plus en plus difficiles. Dans l’obscurité, le seul indice que l’on a sur ce qui s’en vient est le positionnement des bâtons lumineux dans les arbres. Et chaque fois que j’en vois un, il me semble être installé des centaines de pieds au-dessus de ma tête. Ça monte, ça monte, ça ne finit plus !

Justement, dans une montée, j’entends encore jacasser. Devinez qui ?  La fille avec qui je jouais à saute-moutons qui a changé de pacer, pour une fille qui, semblerait-il, a les mêmes habitudes que l’autre au niveau des échanges verbaux. En fait, le sujet de discussion n’est pas tout à fait le même. Si au moins elle parlait de sexe ou de quelque chose d’intéressant. Mais non, elle parle de… ses expériences de troubles gastriques en ultra !  Elle raconte donc qu’à telle course, elle a vomi 3-4 fois, ou à telle autre course, un des ses amis a retourné la marchandise avec tellement de pression qu’il y en avait partout. Vous voyez le genre. Entendre parler de ça pendant qu’on a l’estomac qui, justement, commence à avoir son voyage…  Disons qu’à ce moment précis, je préférerais ne pas comprendre l’anglais…

Petite victoire morale toutefois sur cette section: je réussis enfin à faire sortir du pipi de ma vessie. Je n’ai jamais été aussi content de me soulager. Exit l’hyponatrémie.

Après être passés par Keating’s (mile 91.5), c’est Polly’s (mile 94.9). Dernière station accessible aux équipes de support. Je sens l’effervescence dès que j’arrive sur place. C’est la dernière fois que les coureurs voient leur monde, ça sent la fin. On a l’impression que même les bénévoles sont énervés.

Ainsi, je sens beaucoup de fierté dans la voix et les gestes de ma sœur et de mon père. Il y a de l’émotion dans l’air, aussi. La journée a été très longue et tout ça achève. Un dernier petit coup de cœur et on se revoit à l’arrivée. Il est 23h01, restent 5.1 miles à faire. C’est toujours jouable. En temps normal, 5.1 miles en moins d’une heure, je ferais ça sur une jambe, mais bon, on n’est pas en temps normal.

Ça va plutôt bien. L’idée de voir la ligne d’arrivée a réussi à calmer mes troubles digestifs. J’enfile les côtes sur chemins de terre, j’ai le sentiment d’avoir un bon rythme malgré le profil très accidenté du parcours. Mes chances sont bonnes. Arrive Sargent’s (mile 97.5), un ravito constitué d’une seule et unique table. Ma montre indique 23h31.

Merde !  J’ai depuis longtemps oublié la notion que les objectifs de temps, en ultra, c’est inutile. Je veux un « 1 » comme premier chiffre de mon résultat, bon ! Or, j’ai fait 2.6 miles relativement (je devrais dire : très relativement) faciles en 30 minutes, vais-je pouvoir en faire 2.5 en 28 minutes ?  Je doute, à moins que le parcours finisse par être facile.

J’empoigne un deux litres de Coke et en avale 5-6 gorgées à même la bouteille. Puis je m’élance et me retrouve… dans un  sentier. Ça y est, c’est foul ball. Si j’ai à peine réussi à « faire mon temps » sur une route en terre, comment pourrais-je aller plus vite dans des sentiers, en pleine nuit de surcroit ?  Impossible. J’en prends mon parti et me dit que finalement, 20:05 ou 20:10, ce ne serait pas si mal. Et ce ne serait surtout pas la fin du monde.

J’avance lentement, prudemment. Je préfère rater mon objectif plutôt que me péter la marboulette. C’est vraiment injuste : les meilleurs n’avaient pas à se taper ça à la noirceur, eux !

J’aperçois la fille qui était accompagnée par la jacasseuse. Elle est maintenant avec un homme (elle a combien de pacers, donc ?). Elle baisse ses shorts et s’accroupit pour se soulager juste devant moi (c’est fou le peu de pudeur qu’on a dans ce petit monde). J’ai envie de la féliciter de son « exploit » au passage, car je ne serais jamais capable de m’accroupir après une course aussi longue. Mais je décode un épuisement marqué sur son visage, alors je décide de passer mon chemin sans rien dire. Ce serait toutefois bien qu’on termine ensemble, surtout qu’on a passé une bonne partie de la journée à jouer à saute-moutons. Je verrai si je les attends un peu plus loin.

Puis, peu après être sorti du sentier, petite pancarte sur le bord du chemin : « 1 mile to go ! ». Il est 23h42. Hé, je suis capable de faire un mile en moins de 18 minutes, moi !

C’est comme si j’avais reçu un coup de fouet. Je vais l’avoir, je vais l’avoir !  Merde, une montée. Une tabar… de montée. Fallait vraiment qu’ils nous en foutent une aussi dure si près de la fin ? Pas moyen de la courir, je dois la marcher.

Puis, un sentier. Grrr !  Pas facile d’aller vite, en sentier. Pancarte : “0.5 mile to go”. 23h48. Ok, c’est encore plus que faisable. Je serre les dents, je tâche d’avancer rapidement tout en restant debout. 800 petits mètres, c’est fini.

Les bâtons lumineux sont maintenant dans des gallons d’eau, ce qui donne un effet pour le moins… psychédélique. À moins que je sois en train d’halluciner ?  Nah, les bâtons lumineux dans les gallons d’eau, c’est la marque de commerce du Vermont 100 : ils indiquent que la fin est proche.

Tourne à gauche, tourne à droite, monte, descends. Ça doit bien achever, non ?  Le sentier se tortille, encore et toujours. Ben voyons, 800 mètres, ce n’est pas si long que ça ! Des voix… La fin doit vraiment être proche, je ne peux pas croire !  23h54. Ho que c’est serré !

Après une énième courbe, je vois une petite descente et elle est enfin là : l’arrivée. Je vais l’avoir, je vais l’avoir !

096

Dans l’obscurité, un guerrier termine sa mission…

Je traverse en 19h56 (temps officiel: 19:56:19). Job done.

Advertisements

4 avis sur « Vermont 100: les 50 derniers kilomètres »

  1. Comme d’habitude, très agréable lecture. Pour ta demande concernant une expression météo sur thème bovin avec « veau », je n’en ai pas. Par contre, je te ferai remarquer que ton expression  » il vente à écorner les bœufs » est incomplète. Ma grand-mère dans le bas du fleuve disait: « y vente à écorner les beux et à épocher les quêteux ». Petite note sur le contexte socio-culturel dans le bas du fleuve il y a peut être un siècle, pour ceux qui s’interrogent sur la poche en question, on m’a dit que les quêteux qui arpentaient les rangs de campagnes en demandant la charité portaient habituellement sur leur dos une poche afin d’y mettre ce qu’on leur donnait. Apparemment assez grosse pour partir au vent il semble.
    Bonne récupération,
    Mario

    • Ouin, c’est que j’avais déjà fait allusion à l’eau qui tombait avec la « vache qui pisse »… J’aurais ajouter que j’avais envie demeurer comme un veau pris dans un clôture, qu’en dis-tu ?
      Merci Gilbert ! 🙂

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s