Une grippe d’homme ?

Ce billet s’adresse à vous, mesdames.

La plupart d’entre vous avez probablement déjà entendu parler de la péjorativement surnommée “grippe d’homme”. Selon cette théorie (je n’ose pas dire “invention), quand un homme est malade, la terre arrête de tourner: il est incapable de bouger, incapable de penser, incapable de respirer et vous devez absolument satisfaire le moindre de ses caprices sinon c’est une mort certaine qui l’attend. Pourtant si ses chums l’appellent parce qu’ils ont besoin de lui pour une partie de hockey d’une ligue de garage quelconque, il a, premier miracle, la force de répondre au téléphone et deuxième miracle, il est en mesure d’aller jouer. Ses raisons: “Je ne peux pas laisser tomber les boys” et “Ça va casser ma grippe”.

Mettons les choses au clair: je vis avec une femme, alors je n’ai jamais eu connaissance de ce genre de comportement. Et selon ma tendre moitié, il semblerait que je suis relativement facile à vivre quand un virus me fait le merveilleux cadeau de se multiplier dans mon système.

Mais en ce qui concerne les raisons invoquées pour répondre à l’appel de détresse de ses amis, sachez mesdames qu’elles sont vraies et vérifiables. Car laisser tomber les boys, ça ne se fait pas. Ce serait comme déserter quand on va à la guerre. Et “casser la grippe” ou “faire sortie le méchant”, c’est vrai aussi. Oui oui, je vous le jure.

J’en ai d’ailleurs fait l’expérience pas plus tard que samedi. Le rhume (parce que ce n’est définitivement pas une grippe, quand même) qui s’était montré le bout du nez en milieu de semaine était définitivement bien installé samedi matin. En plus, pépère Fred s’était couché tard parce qu’il était allé voir un spectacle pour les gens de son âge: Rock of Ages. Spectacle qui est excellent, soit dit en passant.

Mais bon, disons qu’avec le nez morveux et les pensées un peu embourbées, je ne pensais vraiment pas casser la baraque. Je me disais que je ferais du 4:30/km et que si ça ne marchait pas, j’avais juste à revenir à la maison. La veille, j’avais lu un article me rappelant une des bases de la course longue distance: raccourcir les foulées et augmenter leur fréquence, un peu à la manière des Kenyans. Je me disais que j’essaierais de me concentrer là-dessus.

Au début, le truc semblait fonctionner. Le son de mes pas me rappelait le mois de novembre où tout était si facile. 4:11 pour le premier kilomètre. Ouais, pas mal, mais j’avais le vent dans le dos. J’ai continué, les voies respiratoires étant dégagées pour la première fois depuis 48 heures. Deuxième kilomètre en 3:59. De quessé ?  Sous les 4 minutes sans forcer ?  Le vent était favorable, mais à ce point ?  Hum, je tenais peut-être quelque chose, moi là…

Par la suite, j’ai dû affronter le vent de face (fallait bien) et ma cadence moyenne a évidemment ralenti. Mais je me sentais très fort. Pour la première fois depuis mon “retour”, je voulais littéralement manger les kilomètres. Une sensation tellement grisante… Au final, ma deuxième meilleure moyenne depuis ma blessure, sur 14 km au lieu de 11 comme la fois précédente. Pas encore ce que je faisais à l’automne, mais pas si loin non plus. Et surtout, un rhume qui en a pris tout un coup: je me sentais infiniment mieux après. Bien que ce ne soit pas encore parfait, ça va beaucoup mieux depuis.

Alors mesdames, si votre homme veut aller se défouler alors qu’il est malade, je vous prie de le laisser faire. Après, il vous reviendra (presque) en pleine forme… et dans de biens meilleures dispositions. Ce sera alors le temps idéal de lui parler de travaux de plomberie/menuiserie/peinture…  😉

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