Coupe DIX30: un petit peu en retard sur la nouvelle

Je me suis dit que tant qu’à être en retard dans les nouvelles, aussi bien prendre mon temps pour commenter, n’est-ce pas ?  En effet, ce n’est que la semaine dernière que j’ai appris que la Coupe DIX30 n’aurait pas lieu cette année. Pourtant, la nouvelle était sortie depuis deux semaines, mais que voulez-vous…

C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu le communiqué explicatif d’Éric Fournier, l’organisateur de cette série de courses. Pas besoin d’avoir suivi beaucoup de cours en psychologie pour sentir la déception et l’amertume de cet homme qui a mis beaucoup de temps et d’énergie dans ce projet, et le tout bénévolement. Quand quelqu’un démarre quelque chose, travaille fort, y croit et que finalement, ça ne marche pas (ou pas assez comme dans ce cas-ci), ça me fait toujours un petit pincement au coeur. J’ai toujours pensé que c’était une simple question de justice: quand on travaille fort, on devrait toujours être récompensé.

Cette série d’événements a tout de même reçu son lot de récompenses. Elle a entre autres été nommée “Événement de l’année” en 2011 par la Fédération québécoise d’athlétisme. Ce n’est pas rien… Quand on jetait un coup d’œil au site Web, on voyait que le tout était organisé de manière très professionnelle, avec des parcours certifiés, ce qui est loin d’être le cas partout ailleurs. Des efforts avaient été mis sur le développement de l’élite, tout en permettant une participation facilement accessible aux courses pour les coureurs récréatifs. Par contre, l’exigence d’un engagement de la part de l’élite a probablement nui à la série. En effet, “bloquer” un minimum de trois dimanches à un coureur de haut niveau, c’est beaucoup. Mais ça, c’est facile à dire par après…

Sauf que je me suis senti interpellé à quelques endroits dans ce communiqué et j’aimerais commenter. Tout d’abord, monsieur Fournier aurait souhaité une plus grande participation (entre 300 et 400 coureurs supplémentaires !) de la part des gens de la rive sud. En tant que résident de cette région, j’ai songé à m’inscrire à une ou deux épreuves au fil des années. Ça se déroulait près de chez nous, ça aurait été facile pour moi de m’y rendre. Sauf qu’il y avait un problème: moi, me taper une course en plein été, dans le stationnement et les rues du DIX30, ça ne me disait strictement rien (je sais qu’il y en avait ailleurs aussi, mais là n’est pas mon point). L’été, c’est la saison des BBQ et on n’a pas toujours le goût de se priver le samedi soir parce qu’on a un 10k dans la canicule le dimanche matin. Dans ma tête, les dimanches d’été, c’est pour faire la longue course relaxe, pas pour courir un 10k à fond la caisse sous le soleil de plomb.

Autre point où j’ai accroché: quand il énumère tous les genres d’événements auxquels les coureurs débutants sont confrontés. Il estime que ces nouveaux-venus ne savent pas où donner de la tête. Je peux comprendre la frustration d’un “puriste” pour qui la course à pied, c’est avant tout les 5 km, 10 km, demi-marathon et marathon sur route. Sauf qu’on n’est plus dans les années 80. Lors de ce premier boom de la course à pied, il n’y avait que ces épreuves dites “classiques” offertes aux coureurs et qu’est-ce qui est arrivé ?  Les gens ont commencé à trouver ça ennuyant et cessé d’aimer courir. Soudainement, le nombre de courses organisées s’est mis à diminuer dramatiquement. Peut-être qu’avec un plus vaste choix, la pratique de ce sport ne connaitra pas le creux qu’elle a connu dans les années 90, qui sait ?  En ce qui me concerne, j’aime beaucoup alterner route et sentiers. Est-ce mal ?  J’ai fait le Marathon de Montréal à 5 reprises (ouais, je me suis tapé la maudite rue des Carrières 5 fois !!!) et bien honnêtement, j’en ai soupé, malgré qu’ils aient modifié le parcours. Si l’option des ultras n’existait pas, est-ce que je serais aussi motivé de continuer aujourd’hui ?  Pas certain.

Mais là où je me suis senti visé, c’est quand il “dénonce” les coureurs qui pratiquent ce sport depuis seulement 3 ou 4 ans et qui deviennent entraineurs, blogueurs, conférenciers, […]. C’est évidemment le mot “blogueurs” qui m’a fait sursauter. Ouin chose, et puis après ? Ça ne faisait pas 6 ans que je courais quand j’ai commencé à écrire ce blogue, est-ce que ça fait de moi un taré pour autant ?  Je n’ai aucune prétention autre que raconter ce que je vis à la course et dire ce qui fonctionne et ne fonctionne pas pour moi. Quand je dis par exemple que je ne suis pas d’accord avec les méthodes d’un entraineur, c’est seulement mon opinion, rien de plus. Elle est basée sur des faits, j’essaie (je dis bien: j’essaie) de monter une argumentation qui se tient, mais ça demeure mon humble opinion. Je n’ai aucune formation en médecine, en éducation physique ou en nutrition. Je fais juste parler de mes expériences et c’est tout. Si la lecture de ce blogue incite les gens à vouloir se dépasser, que ce soit en se mettant à la course ou en envisageant un premier ultra, je ne vois vraiment pas ce qu’il y a de mal à ça. Et je ne vois surtout pas le rapport avec le fait qu’il ait été obligé de mettre la clé dans la porte de son organisation.

Ceci dit, je mets toutes ces frustrations exprimées sur le compte de l’amertume. Je voudrais souhaiter la meilleure des chances à monsieur Fournier dans ses projets futurs. Et si j’étais l’organisateur d’un événement de course à pied, je le contacterais dans les plus brefs délais car une expérience comme celle qu’il a su développer avec la coupe DIX30, c’est inestimable.

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