Je vais être si heureux…

Il sera autour de midi, le 25 mai prochain. La ligne d’arrivée du Marathon d’Ottawa aura été franchie depuis peu et Maggie, que j’aurai accompagnée tout au long du parcours en tâchant de me rendre utile, aura réussi: elle aura terminé son premier marathon. Dans ses yeux, je le sais, je lirai une fierté et une joie difficiles à décrire, mais qui peut se résumer en un mot: marathonienne. Hé oui, pour le restant de ses jours, elle pourra dire qu’elle est une marathonienne. Ça, ni rien ni personne ne pourra lui enlever.

Et je vais être si heureux… que je vais peut-être me mettre à pleurer !  Que voulez-vous, on a le coeur sensible ou on ne l’a pas !  🙂

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Je vais pleurer…

Il sera peut-être autour de 9 heures, le 21 avril prochain, quand je serai à l’intérieur le village des athlètes situé dans la cour arrière d’une école secondaire d’Hopkinton, Massachusetts. Ou ça attendra à 10 heures, quand nous serons rendus dans la montée de la rue principale, près de l’église. Mais ça va arriver, c’est écrit dans le ciel: on va nous demander de garder une minute de silence. En mémoire des victimes de l’attentat qui a lieu à l’arrivée du dernier Marathon de Boston, bien évidemment.

À ce moment, je vais cesser de bouger, baisser la tête et repenser à ce qui est arrivé. Je vais songer aux victimes, à la belle innocence de ce sport qui est perdue à jamais, à la bêtise humaine. Je vais sentir l’émotion monter en moi. Je ne sais pas quelle forme ça prendra. Les yeux humides ?  Une larme qui coule sur une joue ?  Plusieurs larmes ? Des sanglots, même ?  Je l’ignore. Mais je vais pleurer, c’est certain.

Toutefois, j’en ai eu la confirmation vendredi, j’y serai. Et nous serons 36000 à montrer aux abrutis de ce monde que nous ne nous laisserons pas intimider.