La longue journée

DC’est la même chose à chaque fois: l’avant-veille d’un marathon aux USA, une très longue journée nous attend. Hier n’a pas fait exception.

Comme c’est maintenant notre habitude, nous sommes partis tôt. Et pour la première fois depuis Philadelphie en 2012, nous étions seuls, Barbara et moi. Tout s’est vraiment bien passé sur la route. Et c’est à peine si nous avons dû attendre aux frontières. Comme l’année dernière, nous avons dîné dans la très jolie ville de Concord, NH. Le seul bouchon de circulation sur lequel nous sommes tombés s’est présenté à nous après que nous ayons quitté l’autoroute. Mais à part ça…

En arrivant, il y a toujours un petit stress. Est-ce que l’appartement va être prêt ?  Est-ce qu’ils ont bien eu notre réservation ?  Est-ce que seulement il existe ?  On entend tellement d’histoires de monde qui font des réservations par Internet et qui se font avoir…

Toutes nos craintes sont tombées quand nous avons vu les femmes de ménage à l’œuvre (nous étions évidemment en avance). Le temps de comprendre les restrictions et permis de stationnement dans la rue et d’aller faire un brin d’épicerie, notre petit nid pour les 4 prochains jours était prêt.

Ok, mettons que l’endroit est vieillot. Et il y a quelques messages pas trop rassurants d’inscrits sur les murs, comme celui nous demandant de laisser couler un filet d’eau si la température extérieure descend sous le point de congélation. Il y a aussi que la porte d’entrée donne directement sur le lit et que l’oreiller supplémentaire est orné d’une trace dont la couleur et la forme quasi-circulaire ne laissent aucun doute quant à son origine… virile, si on peut dire. Comme il n’y a pas de taie supplémentaire pour recouvrir ledit oreiller, il est resté dans son placard pour la nuit…

Pour le reste, rien à redire. Le quartier est à la fois tranquille et animé, avec des bistrots tout près. Nous l’avons exploré un peu en nous rendant au métro avec l’expo-marathon comme destination.

Rendus en ville, au lieu de transférer à Park pour nous rendre au Hynes Convention Center, nous sommes débarqués, question de marcher un peu. Après avoir traversé Boston Common et le Boston Public Garden (deux parcs rappelant le parc Lafontaine à Montréal), nous avons descendu Boylston.

Les trottoirs étaient bondés. Rarement pouvait-on marcher côte à côte. Les terrasses aussi étaient remplies, la température étant parfaite. À tous les 10 pas, une bière en fût me faisait de l’œil. Quelle torture !

Heureusement, la rue était fermée à la circulation automobile autour de la ligne d’arrivée du Marathon, ça nous a permis d’avancer plus librement. Barbara était fébrile, n’ayant jamais pu l’approcher l’an passé. Il y avait beaucoup de monde. plusieurs se faisant photographier. Nous n’avons évidemment pas fait exception. Tant qu’à être là…

J’ai cherché du regard où avaient bien pu exploser les satanées bombes, mais rien n’a été mis en évidence pour nous rappeler leur existence. Et c’est bien ainsi. Pas nécessaire de donner une publicité supplémentaire aux enfoirés qui ont fait ça. Les hommages aux victimes, ils peuvent très bien se faire ailleurs.

Nous sommes ensuite parvenus au Convention Center. Premier signe de l’augmentation de la sécurité: mon sac à été fouillé à l’entrée. Bof, moins pire qu’à New York où nous étions passés par le détecteur de métal…

La récupération du précieux dossard s’est super bien passée, la bénévole attitrée à mon groupe de numéros semblant aussi occupée qu’un réparateur Maytag. Même chose pour le t-shirt, qui est d’un beau bleu, beaucoup plus sobre que le jaune pétant de l’an passé.

Quant à l’expo-marathon… Pas tellement mon style, je dirais. Trop, beaucoup trop de monde. Et comble de malheur, j’avais des emplettes à faire. On se marchait déjà sur les pieds dans la boutique Adidas, mais quand nous en sommes sortis… L’enfer. Pas moyen d’avancer, c’était jammé partout. Je ne sais pas pourquoi, mais on dirait que les kiosques Power Bar sont toujours les moins bien fichus. Des employés à la limite de l’impolitesse, des produits dont la date de péremption est passée (au Marathon de Boston, à la quantité de clients qui passent, avouez qu’il faut le faire !), de la confusion dans les prix… Pas fort.

J’avais aussi besoin « d’arm warmers » parce que j’avais oublié les miens à la maison. J’en ai trouvé: des jaunes, roses, verts, mauves… Noir, vous connaissez ?  Ha pis de la schnoutte, je gèlerai  !

À mesure que les achats s’accumulaient, le poids des sacs où ils s’empilaient faisaient évidemment de même. Essayer d’avancer dans la foule avec des sacs pleins qui pèsent une tonne et prennent toute la place. Grrr !  Au kiosque GU, encore des prix extraordinaires sur les gels et le GU Brew. Une fois ces achats effectués, je ne pensais qu’à une chose: SORTIR !  Pus capable de voir plein de monde, de me faire bousculer, d’essayer de me faufiler.

Nous n’étions pas au bout de nos peines: il fallait reprendre le métro. Le premier qui est passé débordait presque. Je n’avais pas vu une voiture de métro si remplie depuis mon séjour au Japon. Nous avons décidé d’attendre le suivant… qui était tout aussi plein.

Je ne sais pas si c’est à ce moment-là que j’ai décidé que ce serait mon dernier Boston… Toujours est-il qu’il était 20h quand nous avons enfin pu nous asseoir à l’appartement et manger.

Je n’ai pas eu besoin d’une berceuse pour m’endormir. Ce soir par contre…

 

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4 avis sur « La longue journée »

  1. Salut,
    bravo pour ta perf à Boston.
    Et aussi pour ton blog qui me divertit dans mes moments de bassesse au bureau :o)
    Petite question pour toi : quel est ton meilleur deal pour acheter des gels/boissons sport/… dans la région ?
    Merci et au plaisir !

    • Merci Nico ! 🙂 Le(s) récit(s) de la course devrai(en)t être publié(s) au cours des prochains jours.
      Pour ce qui est des achats, je ne suis pas un magasineux, si on peut dire. Côté boissons, comme je prends du GU Brew, je n’ai pas énormément de choix car on n’en trouve pas partout. Jusqu’à maintenant, c’est à la Cordée que j’ai vu les meilleurs prix.
      Pour les gels, je vais chez Running Room de la place Ville-Marie parce qu’il y a un bon roulement dans la marchandise, alors ils ne sont jamais passés date. C’est moins évident pour les barres, par contre…
      Au plaisir de se croiser un jour lors d’une course ! 🙂

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