Le test

Hier, c’était le grand test. J’avais fait 90 km la semaine dernière, j’y ajoutais une couche en me farcissant le Marathon de Montréal avec mon ami Sylvain qui en était à sa première expérience sur la distance. C’était le moment de vérifier si ma cheville pourrait tenir 160 km dans 3 semaines.

Hé bien, le test n’a pas été concluant. Autour du kilomètre 11 ou 12, elle a commencé à se plaindre. Rien de grave, juste un petit quelque chose d’agaçant. 20 kilomètres plus loin, toujours la même affaire. Bon, pas de quoi écrire à sa mère. Dans ma tête, c’était clair : j’allais être en mesure de découvrir le nouveau parcours d’Alister avec un dossard agrafé sur ma cuisse droite. Je n’étais pas pour m’empêcher d’y retourner pour une petite douleur moumoune de même.

Puis, juste avant Pie IX, ça a fait « couick ». Par après, je courais sur des œufs, craignant à tout moment que ça lâche pour de bon. Comme Sylvain en arrachait, nous avancions autour de 6:00/km. J’ai repensé à Washington où j’y allais à fond la caisse après 75 km de course, je me suis dit que je ne serais pas prêt à refaire le coup, là, maintenant, avec deux fois moins de kilomètres dans les jambes. Dès lors, la décision était prise : pas de BU pour moi cette année.

J’ai envisagé de m’inscrire au 55k juste pour le plaisir. Mais je me connais : si je fais ça, je vais essayer quand même de rester « sharp » jusqu’à la course et tenterai d’y faire une bonne performance au lieu de me laisser le temps de guérir. Je suis comme ça. Je préfère donc m’abstenir… et enfin redonner à la communauté.

Un récit du marathon suivra bientôt. 🙂

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4 avis sur « Le test »

  1. Dommage Frédéric, mais aucun doute que tu prends la meilleure décision. C’est la fin de saison, tu reviendras plus fort au printemps ou même avant. Et félicitation pour avoir couru un autre marathon en tant que “Pacer”.

    • Ce sont des choses qui arrivent. J’ai essayé d’en faire trop, trop rapidement et voilà. Ce n’est pas la fin du monde, j’ai eu une belle saison. J’aurais bien aimé la terminer sur un point d’exclamation, mais bon…
      Heureusement, il fait beau cette semaine, alors je peux voyager au travail à vélo. Mon caractère s’en ressent moins ! 😉

  2. Un pas en arrière pour faire deux bonds devant! Pour ma part, rester constructif dans ce genre de situation, avoir un plan ‘B’ (le vélo), rester éveillé à des projets d’avenir (l’escalade, les épreuves de longue distance en vélo), en compléments à la course, tout ça, cela me maintien encouragé. Pas toujours facile à faire, mais ça rend les choses tellement moins difficiles que de se paralyser dans la complaisance… C’est OK de se faire plaindre de temps en temps, mais la vie est active, et non passive, et le Bonheur ça se cultive; ça ne se cueille pas… Bon courage!

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