L’invitation

Celle-là m’a pris les culottes à terre (pas que j’étais en train de faire quelque chose de répréhensible, mais bon…).

La semaine dernière, j’ai reçu un courriel de la part de Sébastien, le directeur de course de l’UT Harricana. Croyant à un envoi général faisant la promotion de la course, je l’ai ouvert machinalement, question de voir de quoi il en retournait.

Première surprise, il m’était adressé personnellement. Deuxième surprise, Sébastien me disait que pour mon “implication dans la communauté de trail running au Québec et la course à pied en général”, il m’offrait une inscription gratuite pour l’épreuve de mon choix.

HEIN ?!?  Mon implication dans la communauté de trail running ?  Je ne connais à peine que quelques coureurs de trail. À part les (trop) rares sorties-placotages effectuées avec mes amis Maryse ou Sylvain, je cours toujours seul. Je ne fais partie d’aucun club, ne travaille pas avec un entraineur. J’ai fait du bénévolat pour une course une seule fois (je compte toutefois récidiver). Alors par rapport aux gens qui organisent des courses, mettons que côté implication, il me reste encore pas mal de croûtes à manger.

J’admets que ce blogue me donne une tribune où je ne gêne pas pour faire la promotion de la course en sentiers. Mais je ne fais qu’exprimer ce que je ressens, ce que je vis. Car c’est quand je me retrouve dans les sentiers ou même sur un chemin de campagne que je me sens le plus vivant. Il m’arrive parfois de m’arrêter seulement pour admirer le paysage, écouter le silence, respirer l’air pur. Et c’est là que je remercie le ciel de m’avoir donné la santé qui me permet de vivre ces moments à la fois si simples et si magiques. Peut-être est-ce parce que je raconte sans censure ce que ce si merveilleux sport m’apporte qu’on considère cela comme une forme d’implication.

En tout cas, peu importe, j’aurais été fou de refuser, pas vrai ?  L’an passé, je n’avais que des bons mots pour les sentiers empruntés pour l’épreuve de 28 km de l’UT Harricana ainsi que pour l’organisation.   Je ne vois vraiment pas pourquoi ce serait moins bien cette année avec l’augmentation de la participation et une année d’expérience derrière la ceinture. J’avais bien l’intention de me faire l’ultra un jour, mais bon, ça ne fittait pas tellement dans mon calendrier cette saison.

Hé bien, on peut dire que je l’ai modifié, ledit calendrier !  Certains sont en mesure de faire des 50 milles à deux semaines d’intervalle, mais moi, je préfère me laisser plus de temps pour récupérer entre deux épreuves. Donc, pas de Chute du Diable (deux semaines avant) ni de Vermont 50  (deux semaines après) pour cette année. Par contre, le Bromonultra qui aura lieu quatre semaines plus tard et à seulement 80 km de chez moi, hum… Histoire à suivre.

Il me restait seulement à décider d’un léger détail: à quelle course prendre part: le 65k ou le 80k ?  Tout me poussait vers le 80k, surtout qu’il inclut la montée du mont Grand-Fonds après 65 km de course.  Une chose me dérangeait cependant: 3h du matin. C’est l’heure de départ de la navette nous amenant au départ. Comme je suis aussi rapide qu’un escargot quand vient le temps de me préparer le matin, vous imaginez à quelle heure j’aurais à me lever ?  Mais après quelque temps à y réfléchir, je me suis dit que je m’en voudrais de ne pas le faire, alors je me suis inscrit à la grande course. Tant qu’à faire le voyage… 🙂

En terminant, pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, je vous invite fortement à visionner ce petit vidéo: c’est un véritable bijou qui a fait le tour du monde en quelques jours seulement. Tourné par Joan, il nous entraine avec lui lors de ses allers-retours au travail à la course, du lundi au vendredi, hiver comme été, beau temps, mauvais temps. Ha, si j’habitais moins loin du centre-ville…

Vous retrouverez ici (à partir de la 47e minute) l’entrevue qu’il a accordée à la télévision locale suite à la publication du vidéo. Il y exprime très bien ce qui se passe dans la tête (et dans le corps !) d’un coureur. Ça pourrait peut-être aider quelques personnes qui vivent avec une personne comme nous…  🙂

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5 avis sur « L’invitation »

    • Aurèle Joliat, ouf ! J’espère être aussi en forme qu’il l’était à 80 ans ! 🙂
      Oui, je compte bien m’amuser à la frontale dans les sentiers de Charlevoix puis dans l’ascension du mont Grand-Fonds. 🙂

  1. Personnellement, je lis ton blogue depuis un bout de temps, et je dirais que tu m’influences à aller vers la course de trail. Aussi, ça me permet de constater qu’on n’a pas à opposer course sur route et course en trail, mais qu’il est possible de participer aux 2 types d’épreuves (qui ont chacune leur mentalité) de façon agréable.

    Bref, l’influence que tu as avec ce blogue est ton implication dans la communauté de trail running au Québec et la course à pied en général, alors tu n’as pas à te sentir comme un imposteur…

    • Merci David, ça me « rassure » un peu. Et tant mieux si je te donne le goût de faire de la trail ! 🙂
      Oui, on peut faire les deux, je dirais même que les deux activités sont complémentaires. La vitesse qu’on développe sur route sert en sentiers et la force et l’habileté développées en sentiers est utile sur route (pour les descentes, entre autres).
      En tout cas, j’ai fait mon meilleur temps en marathon après une saison à faire beaucoup de trail, alors…

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