Annulation du Marathon de Montréal: la bonne décision

Benji Durden.

Ça y est, je vois d’ici l’exaspération sur le visage de ma douce. Elle va encore se demander comment je peux me rappeler du nom d’un gagnant du Marathon de Montréal du début des années 80 et oublier un paquet de choses foutrement plus importantes de la vie courante.

Je ne sais pas, mais je me souviens. Je suis fait de même. À l’époque, « notre » marathon était relativement prestigieux et attirait des athlètes de très haut niveau. C’était télévisé en direct à Radio-Canada et je regardais ça religieusement à chaque année, fasciné.

Je me souviens d’une chose en particulier : cette année-là, il faisait chaud. Très chaud. Feu Jo Malléjac, dès le départ, s’inquiétait des conditions et en faisait part aux téléspectateurs à sa manière si typiquement passionnée. Durden, qui s’entraînait en portant plusieurs couches de survêtements question de mieux habituer son corps à la chaleur, avait fait un long cavalier seul pour triompher, en 2h13 (si ça peut vous rassurer, je ne m’en souvenais pas, j’ai dû aller vérifier; je ne suis tout de même pas Paul Houde…). Quand je dis que le niveau était élevé…

À l’époque, le marathon se courait en juin (celui-là avait eu lieu un 30 mai, mais bon…). Il a été déplacé en septembre par la suite. C’était la chose à faire, puisque jadis, l’été se terminait pour ainsi dire le 25 août.

Les temps ont changé. Malgré ce que peut en penser le supposé homme le plus puissant de la planète, les changements climatiques font sentir leurs effets. Or, chacun sait que la chaleur et l’humidité sont les pires ennemis du coureur. Et il arrive qu’on se retrouve avec des conditions très chaudes à ce moment-ci de l’année.

Je l’ai d’ailleurs appris à la dure lors de mon deuxième marathon, en 2008, couru dans une humidité à couper au couteau. Resté accroché au lapin trop longtemps, j’ai été assailli par les crampes à partir du 28e kilomètre. Le dernier tiers de la course fut un véritable calvaire. J’ai été chanceux d’éviter le coup de chaleur. Et que dire de 2011 ?  Honnêtement, j’ai pensé mourir sous le soleil de plomb dans la montée Pie IX. Je sentais que j’étais vraiment en train d’en perdre des bouts et pourtant, je me suis entêté et ai poursuivi sans ralentir.

Donc oui, il arrive qu’il fasse chaud en septembre et évidemment oui, il se peut que le marathon tombe sur une journée caniculaire. Est-ce suffisant pour justifier l’annulation du marathon ?

À première vue, cette décision me semblait un tantinet prématurée. En effet, contrairement à 1982, Internet régit maintenant nos vies. Mettons qu’on a la panique plus facile. Nous avons accès à des prévisions météo très fiables pour la température à moyen terme (car malgré ce que les gens en pensent, la météo est très précise quand ça concerne la température; c’est quand vient le temps de prédire l’ensoleillement et les précipitations que c’est plus compliqué), il y a les réseaux sociaux, etc. Bref, un paquet de façons de faire grimper notre niveau d’anxiété… et de finir par nous faire envoyer des courriels de désespoir à l’organisation qui cède sous la pression et en arrive à la conclusion qu’elle n’a d’autre choix que d’annuler l’épreuve.

À  mon avis, les coureurs ont une responsabilité. Un marathon, ça se fait dehors (ben, la plupart du temps en tout cas). Les conditions atmosphériques font partie des variables qu’ils ne peuvent pas contrôler et ce n’est pas à l’organisation d’avoir à compenser si ça ne fait pas leur affaire. En ultra, il ne viendrait jamais à l’idée d’un directeur de course d’annuler son épreuve parce qu’il fait trop chaud. Il fait 35 avec un humidex de 45 ?  Pis après ?  C’est pareil pour tout le monde. Si tu veux courir à l’air climatisé Chose, va dans un centre d’entrainement.  T’as juste à te tenir hydraté et ralentir, tu devrais être correct. Au pire, tu marcheras ou  même, tu t’arrêteras. Ce n’est pas la fin du monde. D’ailleurs, le Vermont 50 aura lieu dimanche comme prévu (sans moi, mais bon, c’est une autre histoire), canicule ou pas.

Sauf qu’à la lecture de l’excellent papier d’Yves Boisvert paru dans La Presse hier matin et surtout, suite à une conversation avec un collègue, j’appuie maintenant à 100% cette décision.

Le collègue en question accepte le tout avec philosophie, mais il me parlait d’un autre coureur qui lui est en beau maudit parce qu’il voulait utiliser cette course comme qualification pour Boston.

C’est là où se trouve le problème. En course sur route, une fois qu’on a « fait une distance », on se met à se fixer des objectifs. On « vise un temps », on veut « faire Boston », on veut battre son record personnel. On s’entraîne pendant des semaines, on fait des courses préparatoires avec cet objectif en tête. Et quand le jour J approche, même si les conditions s’annoncent difficiles, il est à peu près impossible de se convaincre de laisser tomber, de prendre ça cool et se dire qu’on se reprendra la prochaine fois. On veut réussir, atteindre l’Objectif. Là, maintenant. La mantra « C’est pas icitte que je vais crever » n’existe pas vraiment. En tout cas, pas pour tout le monde. Je le sais: been there, done that.

L’organisation s’est donc retrouvée à jouer le rôle de l’arbitre qui arrête un combat alors qu’un boxeur est en train de se faire tabasser: ce dernier a beau dire (et même hurler) qu’il était en mesure de poursuivre, l’arbitre avait le devoir de le protéger. Et il vaut mieux arrêter un combat trop tôt que trop tard. Même chose pour un marathon : vaut mieux l’annuler avant et se retrouver avec des conditions finalement pas si mal qu’arrêter la course 3h30 après le départ comme à Chicago en 2007 où ça a été l’hécatombe.

Ajoutez à ça l’implication sociale (imaginez 200 transports en ambulance à cause des malaises subis durant le marathon, ça fait 200 transports de moins de disponibles pour la population en général) et la décision se prend d’elle-même.

Ceci dit, un départ à 7 heures pour le marathon, séparé du demi, comme ça se fait à plusieurs endroits dans le monde, ce ne serait vraiment pas une mauvaise idée. Ha, ça fait des photos moins spectaculaires, mais…

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Et elles couraient encore

Mon dernier billet à propos d’une rencontre qui aurait pu avoir des conséquences très désagréables a suscité plusieurs réactions auprès de mes lecteurs, réactions amusées pour la plupart.

Ce que les gens ignorent, c’est que c’était loin d’être la première fois que je croisais une belle petite bête décorée d’une ligne blanche sur le dos, bien au contraire. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de le faire (dont un spécimen king size aperçu au désormais célèbre parc Marie-Victorin de Longueuil là où, tout comme Yves Boisvert, je n’avais aucune espèce d’idée de ce qui pouvait s’y passer derrière les buissons), mais c’était la première fois qu’elles se dirigeaient vers moi.

D’ailleurs, dès le lendemain, ce ne sont pas une, ni même deux ou trois, mais bien quatre admirables skunks avec qui j’ai eu la « chance » de partager la route cyclable de la voie maritime. Je ne sais pas ce qui se passe ces temps-ci, mais ils sont de sortie !

Je me rendais donc au travail en empruntant « illégalement » cette voie (elle est encore officiellement fermée à ce temps-ci de l’année) quand j’ai aperçu une première moufette qui gambadait elle aussi en direction de la ville. Prenant bien soin de me tenir de l’autre côté du chemin, je l’ai suivie à distance. Mais à un moment donné, j’ai commencé à m’impatienter. Ça ne court pas vite vite, ces petites bêtes-là… C’est que j’avais une réunion ce matin-là et bon, je ne me voyais pas tellement évoquer l’excuse-skunks pour expliquer mon retard (quoi que ç’aurait été plus original que « le chien a mangé mon devoir » ou un de ses équivalents adultes que sont « mon cadran n’a pas sonné » et « j’ai eu des problèmes avec mon char », sans oublier le grand classique «j’ai été pogné dans le trafic»).

J’ai donc pris une grande respiration et bien que je n’avais aucunement envie de faire des intervalles ou du fartlek ce matin-là, je me suis lancé dans un sprint à fond la caisse pour la dépasser, n’osant pas lui jeter un regard au passage, question d’éviter de conjurer le sort. Qu’est-ce qui s’est passé ? Rien. Aucun arrosage et si je me fie à mon nez, il n’y en a pas eu suite mon action non plus. Ouf !

Confiant (je dirais même borderline arrogant), j’ai eu à répéter le même manège à deux reprises avant d’arriver au pont Champlain , la quatrième petite bête ayant quant à elle décidé de trouver le salut dans la fuite vers les bois avant même mon arrivée à sa hauteur. J’avoue que celle qui s’est arrêtée pour me fixer alors que j’étais encore derrière elle m’a un peu fait peur et j’ai eu une petite pensée pour les conséquences d’un arrosage en règle. Mais, comme une partie du lobe frontal de mon cerveau n’est probablement pas encore assez développée, j’ai foncé et ça a passé.

J’ai toutefois eu la vague impression que j’étirais un tantinet ma chance…

Pas – Chroniques et récits d’un coureur

Je n’étais pas encore considéré comme un ado que déjà, j’étais un lecteur assidu du journal La Presse. Tous les matins, je faisais religieusement le tour de sa section des sports, qui était en format tabloïd à l’époque. En hiver, je lisais tout ce qui concernait le Canadien; en été, c’étaient les Expos. Puis il y a eu les Jeux olympiques, le football, le Tour de France, les grands tournois de tennis, de golf, etc.

Au fil des ans, je suis peu à peu sorti de mon carcan « sports, sports et sports » et j’ai découvert des chroniqueurs de grand talent. Car on peut dire qu’il y en a, des grandes plumes à La Presse, la moyenne s’étant globalement élevée depuis le départ de Réjean Tremblay pour le fascicule publicitaire à la gloire de l’Empire de la Convergence il y a quelques années. Pierre Foglia demeurera toujours le grand maître dans le domaine, mais j’affectionne particulièrement Vincent Marissal et Patrick Lagacé, probablement parce qu’ils sont des hommes de ma génération et ont le don d’appeler un chat un chat. La complaisance, ce n’est pas leur lot. Leurs argumentations sont toujours solidement bâties et leurs opinions valent habituellement le détour, qu’on soit d’accord ou non.

Marc Cassivi est du même moule, mais je ne le lis malheureusement pas assez souvent, vu qu’il est chroniqueur artistique et que je n’ai habituellement pas le temps de me rendre à cette section lors de mes lectures. Même chose pour Yves Boisvert, qui se spécialise dans le judiciaire. Par contre, quand ces deux-là ont la chance de « sortir » de leur domaine et qu’ils se mettent à écrire sur la course à pied (ils sont coureurs tous les deux, tout comme Marissal, d’ailleurs), on constate l’étendue de leur talent. La rubrique « Le dernier tour » du magazine Kmag, que chacun d’eux a signée à quelques reprises, est une pièce de collection à tout coup.

Monsieur Boisvert a poussé l’exercice un cran plus loin en regroupant une quarantaine de petites histoires reliées à son expérience de coureur dans le livre Pas – Chroniques et récits d’un coureur lancé en avril dernier. Oui je sais, ça m’a pris du temps avant de le lire…

PasChroniquesEtRecits

Mais quand je l’ai commencé, je l’ai tout simplement dévoré. Dès la préface signée Marc Labrèche (son ami et ancien voisin à St-Lambert), le ton est donné: le lecteur ne s’ennuiera pas. Dans le bouquin, Boisvert aborde avec humour et beaucoup d’autodérision les différentes étapes qui l’ont amené à courir, sa relation avec le sport, la manière dont il se perçoit ou il se sent perçu, les manies et superstitions que chacun finit par développer, etc. Je me suis tellement reconnu dans ses propos que je ne pouvais effacer un sourire de mes lèvres tout au long de ma lecture. Sauf lors de certains passages plus graves, dont celui où il raconte la mort du jeune homme tombé au combat en terminant le demi dans le cadre du Marathon de Montréal 2011 disputé par une chaleur inhabituelle pour un 25 septembre. L’immense talent de Boisvert ressort dans ce chapitre écrit simplement, les mots choisis exprimant avec une belle justesse l’aspect si dérisoire de cette course contre le temps qui pousse chacun de nous à vouloir aller toujours plus vite, à faire toujours mieux. Probablement mon chapitre préféré.

Il est clair que n’importe quel coureur va se reconnaitre en lisant ce recueil et fort probablement que les non-pratiquants de ce sport reconnaitront également les gens qu’ils côtoient, ces grands dépendants de leurs sorties au grand air.

Bien sûr, tout comme se qui se passe avec ses collègues de La Presse, je ne suis pas d’accord avec tout ce que monsieur Boisvert écrit. Lui court maintenant pour la performance et avait un seul but en tête: Boston (il a fini par se qualifier en septembre 2012 et sera du départ à Hopkinton en avril). Pour ce faire, il a embauché un entraineur et depuis ce temps, suit à la lettre tout ce que ce dernier lui dit.

Pour ma part, ce n’est pas parce qu’un entraineur a eu du succès en appliquant certaines méthodes avec quelques athlètes que ces mêmes méthodes marchent pour tout le monde. Ainsi, l’entraineur de monsieur Boisvert dit qu’un coureur ne devrait pas faire plus d’un marathon par année et s’il le fait, qu’il ne se fasse pas d’illusions: il lui sera impossible de faire un bon temps à chaque fois. Or, c’est exactement le contraire que j’ai fait en 2012, écrabouillant mon PB à Ottawa en mai pour ensuite récidiver à Philadelphie en novembre… sept semaines après avoir fait une course de 50 milles.

Bref, je trouve qu’il s’enferme dans un certain carcan, refusant « sortir de la boîte ». Autre exemple ?  Il dit que les programmes d’entrainement modernes limitent la plus longue sortie d’un coureur à 32 km parce qu’au-delà de ça, c’est plus dommageable que profitable. Ok, c’est la théorie à la mode et ça se tient. Mais avez-vous déjà essayé autre chose pour voir ?  En ce qui me concerne, je me suis mis à battre des records quand je me suis mis à en faire un peu plus…

Ceci dit, ça n’enlève absolument rien à la qualité de cet ouvrage et comme vous l’aurez deviné, je le recommande fortement à tous, que vous soyez coureur ou non.

Bonne lecture !  🙂

Ils ne sont pas près de me revoir

« Ça va certainement t’inspirer un article, hein ? »

Barbara venait de lire la chronique du jour d’Yves Boisvert sur le Marathon de Montréal. Je l’avais déjà lue.

Selon monsieur Boisvert, le groupe Competitor, propriétaire du Marathon depuis deux ans, a poussé la soif du profit à l’extrême limite pour l’édition de dimanche en coupant dans les dépenses et les services au coureurs tout en continuant de charger des montants prohibitifs pour l’inscription.

Des exemples ?  Tout d’abord, l’absence d’une élite digne de ce nom. Car si les Québécois ont monopolisé les podiums, il y a une bonne raison : l’organisation a décidé de ne payer ni de cachets, ni les dépenses des coureurs d’élite. Dans la même veine, les bourses aux premiers de chaque épreuve ont été tout simplement charcutées. Ainsi, le vainqueur, David Savard-Gagnon, a récolté 1500 $ pour ses efforts alors qu’il y a deux ans, c’est 10000 $ qui avaient été remis au Kenyan Luka Kipkemoi Chelimo pour sa victoire.

Ça, c’est supposément pour mettre l’accent sur le volet participatif de l’épreuve. Si au moins c’était vrai. Les inscriptions sont toujours aussi dispendieuses (50 $ pour le 5 km !) et pourtant, si on se fie à ce que monsieur Boisvert écrit (et ça m’a été confirmé aujourd’hui par un collègue de travail), il ne semblait pas y avoir plus de toilettes au départ que jadis, quand je faisais partie de la fête. Pourtant, à l’époque, il y avait moins de participants, sans compter que le marathon et le demi partaient espacés de 90 minutes dans le temps. L’affluence pour les petits besoins nerveux d’avant-course était donc forcément moindre et ça n’empêchait pas que plusieurs (dont moi) allaient se soulager dans les buissons pour éviter les interminables attentes. Alors j’ai peine à imaginer ce que ça devait avoir l’air dimanche…

Mais il y avait une façon d’éviter ça. Hé oui, moyennant la modique somme de 5$, les participants pouvaient se prévaloir d’un accès VIP aux toilettes. Je vous suggère fortement de lire la chronique de Boisvert, ne serait-ce seulement que pour cette partie: je ne pourrais définitivement pas mieux exprimer ce que j’en pense !

Autre irritant majeur: un point d’eau autour du 30e kilomètre qui a manqué… de verres !  Quoi, manquer de verres à un point si stratégique sur le parcours ?!?  Puis-je vous rappeler qu’il faisait frais et que le temps était couvert dimanche ? Une journée idéale (si on enlève la pluie) pour courir. Il serait arrivé quoi s’il avait fait le moindrement chaud ?  On s’enlignait sur un désastre, c’est certain. Déjà que le Marathon de Montréal est le plus avare que j’ai connu au niveau du nombre de points d’eau sur le parcours, ils se permettent en plus de manquer de verres ?  Dans le genre faire « amateurs », c’est dur à battre. Et c’est inacceptable.

Mais ce qui m’a le plus dérangé, c’est le fait qu’aucune couverture en aluminium n’était disponible pour les concurrents à l’arrivée. Ça, c’est tout simplement inadmissible. Il faisait frais, le temps était maussade. À la fin d’une longue course, le corps du coureur refroidit très rapidement, surtout par de telles conditions. À mon sens, c’est un manque total de respect de laisser des concurrents qui ont payé une centaine de dollars pour être là congeler sur place pendant qu’ils attendent leurs effets personnels.

Tout ça s’ajoute à un autre petit détail qui me chicotait déjà: le chiffre 32000 qu’on nous a servi ad nauseam dans les différents médias. « 32000 coureurs au Marathon de Montréal » qu’on pouvait lire ou entendre un peu partout. Certains prenaient soin de spécifier que ce nombre correspondait au total des participants de toutes les épreuves de l’événement, mais la grande majorité omettait de préciser que seulement environ 3000 de ces personnes prenaient part à l’épreuve-reine. J’ai même entendu le commentateur sportif Mario Langlois dire sur les ondes de 98.5 FM que David Savard-Gagnon « a été le premier des 32000 coureurs à franchir la ligne d’arrivée ». Vous allez me dire que les « experts » en sport, au Québec, quand on les sort du merveilleux monde du hockey, leurs connaissances… Mais il me semble qu’il y a des limites à dire des âneries quand on ne sait pas de quoi on parle.

Je crois sincèrement que cette confusion fait bien l’affaire de l’organisation. Ainsi, quand les gens font la comparaison avec les grands marathons, ils se disent : « On n’est pas si loin». Et pourtant, il y a un monde de différence et ça, il n’y a personne qui se donne la peine de l’expliquer. Heureusement cette année, je n’ai pas entendu notre ami Bruny Surin (que j’adore, soit dit en passant) nous dire que notre marathon était juste une coche en-dessous de Boston ou Chicago…

Ma conclusion : moi qui avais déjà une (grosse) dent contre notre Marathon, ils ne sont définitivement pas près de me revoir !

Je voudrais toutefois terminer le tout sur une note positive. Car peu importe à quelle épreuve prenaient part les 32000 personnes qui étaient là dimanche, le seul fait qu’elles aient pris la peine de s’inscrire, s’entrainer et se déplacer pour y être fait énormément plaisir. C’est dire à quel point les gens ont leur santé à cœur. Et ça, c’est tellement beau à voir… J’espère seulement que les nombreux faux-pas de l’organisation ne viendront pas décourager ces personnes et qu’elles continueront à pratiquer ce merveilleux sport, à la fois si simple et si satisfaisant.

Toutes mes félicitations à tous et à toutes !