Le marathon pour les nuls – première partie

Comme je me fais souvent poser des questions à ce sujet et que le terme « marathon » est utilisé à toutes les sauces, j’ai décidé d’écrire quelques petits billets sur le sujet, de façon à peut-être éclaircir certaines zones grises.

Aujourd’hui, LA question qui revient le plus souvent: « Tu as fait le marathon d’Ottawa ?  C’est quelle distance, celui-là ? »   À chaque fois, la réponse est la même: 42.195 km. Parce que malheureusement, pour bien des gens, dès qu’un course est organisée à travers les rues d’une ville, c’est automatiquement un « marathon ». Pour eux, il y a des « marathons » de 5 km, des « marathons » de 10 km, etc. Hé non. Il n’y a qu’une seule distance:  42.195 km,  standard, adopté par la Fdération internationale d’athlétisme en 1921.

Pourquoi cette distance pour le moins ésotérique ?  Non, ce n’est pas la ce qui sépare la ville de Marathon en Grèce de la capitale Athènes, distance qu’aurait courue un messager afin d’annoncer la victoire des Grecs sur les Perses lors de la bataille de Marathon. 

Il appert que suite aux premiers Jeux olympiques tenus à Athènes en 1896, plusieurs « marathons » furent organisés, sur des distances variant entre 40 et 45 km. Aux Jeux olympiques de Londres (1908), il fut décidé de faire une course de 26 milles, auxquels furent ajoutés 385 verges autour du stade afin de permettre aux spectateurs et (surtout) à la reine d’admirer la fin de la course.

Or, ce sont sur ces 385 verges que se produirent les événements les plus dramatiques de l’histoire des Jeux. Le premier à entrer au stade, l’Italien Dorando Pietri, était dans un était second, complètement déshydraté, désorienté, quand il foula le pied sur la piste. Il tomba, à plus d’une reprise. Certaines photos le montrent même carrément évanoui. Les officiels ne savaient pas trop quoi faire: l’aider à se relever ou le sortir de la course. Certains craignaient même, ho l’horreur, qu’il meure sous les yeux de la reine. Quand le deuxième coureur, l’Américain Johnny Hayes, entra dans le stade, les Anglais en eurent assez.  Ce qu’il faut savoir, c’est que les deux pays avaient eu maille à partie suite à une finale du 400 mètres plutôt houleuse et on peut dire que les deux délégations étaient en froid à ce moment-là. L’organisateur en chef de la course prit donc Pietri par le bras, le releva et lui fit traverser la ligne.

Un protêt fut aussitôt enregistré par l’équipe américaine et Pietri fut disqualifié. Le lendemain, la reine lui remit une coupe identique à celle qui fut remise à Hayes, le gagnant légitime de l’épreuve. La légende demeure donc et c’est probablenment avec un brin de nostalgie que la distance de 26 milles et 385 verges, soit 42.195 km, fut officiellement adoptée 13 ans plus tard.

Prochain billet: le marathon de Boston.

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