Boston, le mal placé

C’est le rêve de tout marathonien. Tout le monde connait cette course mythique et même les non-coureurs savent qu’on ne peut pas y participer autrement qu’en se qualifiant. Quand on commence à courir, c’est notre Everest: se qualifier pour Boston.

À mes débuts, le standard que je devais atteindre était 3:15:59. Wow, impossible… Mon but a d’abord été de faire un “demi-Boston”, soit tenir la vitesse désirée sur un demi-marathon. Je n’ai atteint cet objectif qu’une fois rendu à 40 ans, en faisant 1h34 sur un demi. Prochain objectif: l’avoir pour vrai.

C’est arrivé l’année suivante, à Mississauga. Mais bon, je n’ai pas été admis, mais je me suis repris l’an passé à Ottawa et serai à Boston cette année. Sauf qu’il y a un détail que je n’avais pas considéré pendant toutes ces années: la date.

Le Marathon de Boston se tient toujours le troisième lundi du mois d’avril. Or, pour nous qui vivons dans les pays nordiques, c’est à peine un mois après la fin de l’hiver. Comme un entrainement pour un marathon s’échelonne habituellement sur 3 ou 4 mois, nous n’avons pas le choix: nous devons absolument nous entrainer durant la saison froide.

Or, ça s’avère parfois difficile (j’en ai peut-être déjà glissé un mot)… La neige, la glace et les journées courtes font en sorte qu’il est difficile de faire du travail de vitesse. En effet, le coureur craint toujours de glisser et de se planter, alors il est plus prudent. En plus, pas facile de bien voir le GPS et suivre sa progression quand le soleil est couché à partir de 17 heures. Et je ne parle pas de la neige… Pour ma part, ce n’est que la semaine dernière que j’ai vraiment commencé les intervalles, soit moins de six petites semaines avant la course. Avant ça, je faisais du fartlek ou quelque chose du genre: je me donnais un objectif au loin (une pancarte, un poteau, une maison, etc.) et sprintais jusque là. Et ça, c’était quand la surface le permettait. C’est mieux que rien, mais ce n’est pas l’idéal.

Pour ce qui est du travail en côtes, on a un peu le même problème. Les montagnes environnantes (monts Royal et St-Bruno) sont difficilement praticables à la course en hiver. On n’a pas tous la chance d’habiter Sherbrooke… Or, je l’ai constaté l’an passé, faire des côtes, c’est très payant et en plus, il semblerait qu’il faut se préparer parce qu’il y en a trois belles vers la fin du parcours à Boston.

Bref, je me suis déjà demandé pourquoi le taux de “requalification” au Marathon de Boston n’était que de 46%. Je pense en avoir une réponse à tout le moins partielle ici: sa situation dans le temps qui “empêche” certains participants de se présenter au départ dans la forme optimale qu’ils avaient le jour où ils ont finalement réussi leur exploit personnel.

Ceci dit, je suis tout de même optimiste. Je sais, je suis déjà qualifié pour 2014 et je ne compte même pas participer de toute façon. Mais je veux me requalifier, c’est mon premier objectif. C’est comme une question de principe, une façon de “valider” ma présence là-bas. Après ça, j’aimerais bien faire mieux qu’à Ottawa. Mon record personnel ? Je n’y pense même pas.

Et puis, il ne faut pas oublier que tout peut arriver côté conditions, Il faisait 30 degrés  (!) au départ l’an passé. Dans un cas pareil, les objectifs…  D’ailleurs le taux de requalification avait chuté dramatiquement.  De toute façon, je cours depuis assez longtemps pour savoir qu’il faut être prêt à faire face à n’importe quoi !

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