Le mystère des « drop bags »

Étant nouveau dans le monde des ultras, j’ai beaucoup lu sur le sujet au cours des derniers mois. Il y a plusieurs choses qui m’étaient totalement inconnues avant de commencer mes lectures. L’une d’elles est les « drop bags ».

Je voyais sur les forums de discussions que les gens en parlaient, échangeaient sur ce qu’ils devaient mettre dedans, etc. Ça m’a pris un peu de temps à comprendre parce que le concept m’était totalement étranger. En fait, pas totalement, dans un certain sens car j’utilisais le principe dans mes marathons, quand je le pouvais. En effet, j’abusais de la bonté de ma tendre épouse ou de mes amis pour qu’ils me rencontrent à un endroit pré-déterminé sur le parcours et me laissent ce que je leur avait demandé: barre énergétique et bouteilles de Gatorade remplies, en l’occurence. Bizarrement, il m’est arrivé par deux fois de faire un marathon totalement en solo et j’y ai réussi mes deux meilleures performances. Hum… (Sans blague, ce sont les conditions météo à Mississauga l’an passé et Ottawa cette année qui m’ont permis de réaliser ces temps)

Mais bon, un ultra, par définition, ça dure plus longtemps qu’un marathon. Certains disent que pour 50 milles, il faut multiplier son temps en marathon par deux et ajouter deux heures. D’autres parlent de tout simplement multiplier par trois. Dans mon cas, ça donnerait quelque chose entre 8h15 et 9h30, à peu près. Les conditions ont donc pas mal plus de chances de changer sur une telle période que pour un marathon. Aussi, pas mal plus de choses peuvent se produire sur 50 milles dans le bois que sur 42 km dans les rues de la ville.

Entrent alors en jeu les « drop bags ». J’ai fini par comprendre qu’on peut y mettre ce dont on prévoit avoir besoin durant la course. On les dépose à un endroit précis la veille de la course et ils seront « livrés » à la station d’aide qu’on aura indiquée sur le sac. À ce que j’ai compris.

Mais bon, ça a l’air de quoi, un « drop bag » ?  Un sac d’épicerie ?  Un sac de sports ?  Un bon vieux sac vert Glad ?

Les organisateurs du Vermont 50, prévoyant qu’ils seraient envahis de néophytes comme moi, nous ont fait parvenir un merveilleux courriel cette semaine. Il était intitulé: « News you can use » et il y avait une section complète dédiée aux « drop bags ». Cool !

Première règle: ça prend des sacs souples, pas des contenants rigides style « boîtes ». Deuxième règle: le sac doit pouvoir passer par une ouverture de 9" x 9". Heu de quessé ?  Pourquoi donc ?  Prévoient-ils prévoir les passer au travers le trou d’une sécheuse ?  C’est quoi, cette affaire-là ?  Et ils y tiennent mordicus, spécifiant que les sacs ne respectant pas cette règle ne seront tout simplement pas transportés. Ayoye…

Bon, on met quoi dedans, maintenant ?  Voici leurs conseils. Première chose, être prêt à ne plus jamais revoir ce qu’on met dans un des ces sacs, donc aucun objet dispendieux genre cellulaire (il n’y a pas de réception de toute façon, ça illustre bien à quel point c’est reculé comme endroit), GPS, iPhone, iPod, etc. Aussi, aucun objet fragile qui ne peut résister à une chute de 4 pieds (traduction de: nous allons câlisser les sacs en bas de la boîte du pickup). Ok, enregistré, je sais quoi ne pas mettre. Mais quoi mettre ?

Du linge de rechange propre: bas, t-shirt. S’il fait chaud, changer de t-shirt peut être pratique. Et si c’est détrempé, une paire de bas secs peut sauver biens des ampoules. On peut même insérer une paire de souliers de rechange, quoi qu’il est stipulé que c’est très rare que les coureurs changent en cours de route. On peut aussi mettre quelques articles de premiers soins: ruban adhésif, pansements, désinfectant. Pour l’alimentation, c’est une excellente façon de faire parvenir des gels, barres énergétiques ou tout autre aliment qu’on est habitué de prendre. Les possibilités sont infinies !  😉

Pour cette course-là, il y aura trois stations d’aide où on pourra avoir accès à nos « drop bags »:  aux milles 12, 32 et 47 environ (il y a 10 stations d’aide en tout sur le parcours). C’est aussi à ces endroits que les « équipes de support » seront admises. Donc, pour ceux qui ne font pas confiance au système des « drop bags » et qui ont la chance d’avoir encore des amis et/ou un(e) conjoint(e) dont ils peuvent abuser de la bonté, ils peuvent leur donner rendez-vous à ces endroits précis sur le parcours. Tout autre aide reçue ailleurs est interdite et est passible de disqualification. On peut dire qu’ils ne niaisent pas avec le puck, les gens du Vermont…

Pour ma part, comme j’ai (encore) une épouse qui est prête à m’aider, je compte lui faire amener un sac de remplacement rempli de Gatorade pour mon Camelbak au 32e mille. Pour le reste, ça va dépendre de la température. Un certain acteur qui fait des ultras m’a dit que lui, pour une course de 50 milles, met quelques trucs dans ses « drop bags » au cas où, mais ne s’en sert à peu près jamais. Je me suis tout de même procuré des sacs imperméables de 15 et 20 litres chez MEC (ils devraient passer dans une ouverture de 9" x 9", jamais je ne croirai) pour mettre mes cossins. Je pense bien faire envoyer une paire de bas, un t-shirt, des pansements, du ruban adhésif, un imperméable jetable et peut-être une barre énergétique aux trois endroits. En plus, au 32e mille, une paire de chaussures de secours m’attendra, « au cas où ».

Mais bon, tout peut changer s’il pleut, s’il fait froid, s’il fait chaud, etc. Je vais décider ça l’avant-veille de la course. Histoire à suivre.

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