Stratégie ? Quelle stratégie ?

Voilà, la prochaine fois que je vais courir, ce sera durant le Marathon de Boston. J’avoue avoir peine à y croire… Les Olympiques des coureurs du dimanche et j’y serai. Wow.

Cette semaine, tel que prévu, j’ai fait mes deux sorties de 10 km, mardi et jeudi. À peu près tous les programmes d’entrainement suggèrent de prendre ça relaxe la semaine avant un marathon. Sauf que je ne sais pas ce qui se passe dans ma tête, mais quand je pars pour 10 km, on dirait que je me dis « Bof, ce ne sera pas long de toute façon, alors… » Ça fait que j’avais beau essayer de me retenir, j’ai terminé avec des temps de 41:05 et 41:08. Je sais, beaucoup trop vite, vraiment pas fort de ma part… En plus du risque de blessure, je taxais mes jambes. Mais il y a un détail à ne pas négliger: le côté psychologique de la chose. Je n’étais pas totalement à fond et n’étais définitivement pas à bout de souffle en terminant, alors je me dis que la vitesse est bonne et qu’avec trois jours de repos, mes jambes devraient logiquement être capables d’endurer le quadruple de cette distance si je vais plus lentement…

Enfin, on verra bien. Pour le moment, la neige tant annoncée a (finalement) commencé à tomber. La dernière tempête de l’hiver qui obsède les gens alors que dans le fond, est-ce que ça dérange vraiment ?  Dans quelques jours, ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Il m’arrive souvent de ne pas comprendre l’obsession que nous avons (et je m’inclus dans le lot) pour la météo. Qu’est-ce qu’on y peut de toute façon ?  Nous avions prévu partir tôt demain matin, question de pouvoir s’installer à l’hôtel et aller à l’expo-marathon avant sa fermeture, à 18h.  Mais s’il fait tempête, on retardera le départ de quelques heures et on ira à l’expo-marathon dimanche, c’est tout. Est-ce bien grave ?  Qu’est-ce qui nous fait plus de tort: s’en faire pour une chose sur laquelle on n’a aucun contrôle ou avoir à tout simplement s’adapter ?

Mais bon, tant qu`à être sur le sujet, la météo est optimiste pour le jour de la course: alternance de soleil et de nuages avec un maximum de 57 degrés Farenheit (14 Celcius). Le vent: 10-15 km/h du sud. Donc, pas vraiment de soucis à me faire de ce côté. Un vent d’est aurait été plus problématique…

La stratégie maintenant.  Heu, quelle stratégie au juste ?  Ben non, j’ai tout de même fait une petite base de devoirs… Mais pas tellement. J’ai regardé le profil du parcours (il est pas mal plus clair dans le petit guide qu’ils nous ont envoyé que sur cette page web), consulté les conseils d’experts, lu quelques récits de course, etc. Sauf qu’on dirait que je n’accroche pas. J’ai l’impression qu’ils en mettent plus que le client en demande.

Le parcours est descendant sur les 4 premiers milles, puis relativement plat sur les 12 suivants. Le gros du travail se retrouve entre les 16e et 21e milles où on retrouve les infâmes Newton Hills, la pire étant la désormais célèbre Heartbreak Hill, la quatrième et dernière du lot. Puis, les 5 derniers milles sont en descendant ou à peu près.

C’est un profil qui s’apparente un peu à ce que j’ai vu à Mississauga: début descendant, relativement plat par la suite, puis des montées-descentes dans la partie cruciale du parcours. La côte au 34e kilomètre me restera toujours en mémoire… En plus, les 17 derniers kilomètres avaient été parcourus avec un vent de 30 km/h dans le visage, sous la pluie. Je m’imagine difficilement de pires conditions pour un marathon.

Dans les récits, plusieurs ont dit que les montées des Newton Hills étaient surévaluées, mais que c’étaient plutôt les descentes à répétition qui avaient tué leurs quadriceps. Hein ?!?  Si c’est vrai, je suis en voiture. Heartbreak Hill aurait une pente de 4.5 – 5% et c’est la plus difficile. J’imagine que les descentes ne sont pas tellement plus abruptes (mais je ne peux en être absolument certain), alors je ne vois vraiment pas comment mes quads pourraient avoir de la difficulté à composer avec ça. Je pense qu’ils ont déjà vu pire… et sur une distance pas mal plus longue !  🙂

Ceci dit, il ne faut pas non plus partir en fou. Je me souviendrai toujours du monsieur qui m’avait raconté, avant le départ du Marathon de Montréal en 2010, que lui était parti vite parce que ça descendait, puis en avait payé le prix par la suite.  Il m’avait donc conseillé de faire attention. Je me suis toujours demandé pourquoi il m’avait dit ça vu qu’à ce moment-là, je n’étais pas qualifié… J’ai la tête d’un gars qui est supposé être qualifié pour Boston ou quoi ?

Je compte donc faire les premiers kilomètres bien sagement, en restant « en dedans » comme on dit. D’ailleurs, j’ai déjà remarqué qu’en course, ça va souvent très bien quand je me retiens, probablement parce que je suis plus détendu à ce moment-là. Je m’ajusterai ensuite. L’hydratation et l’alimentation joueront un rôle crucial, question de ne pas choker dans la partie de la course la plus difficile. Je n’ai toutefois pas de plan précis d’établi, je vais y aller à l’instinct. Ça m’a plutôt bien servi la dernière fois. 🙂

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2 avis sur « Stratégie ? Quelle stratégie ? »

    • Merci ! Côté plaisir, disons que c’est de loin ce que j’ai vu de plus « crowdé » jusqu’à maintenant dans ma « carrière » de coureur. C’est un peu fou en ville… J’essaierai d’en parler un peu plus demain.

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