Ça tient toujours le coup

Deuxième sortie depuis mon « retour au jeu » aujourd’hui. Après deux bons soupers de Noël, on peut dire que j’avais hâte de dépenser quelques calories.

Coup de chance, il faisait un temps magnifique et la piste cyclable qui longe le fleuve était totalement au sec. Il y avait bien un petit vent humide (il est toujours humide, le foutu vent d’hiver par ici !) provenant du « large », mais pour le reste, comme conditions hivernales, difficile de demander mieux.

Encore une fois, j’avais des craintes avant de m’élancer. Je sentais toujours un petit quelque chose dans mon ischio-jambier et j’avais peur qu’il fige encore une fois, me ramenant à la case-départ. Mais il n’en a été rien. Ou presque. J’ai fait 10 km sans pousser (4:29/km) et bien que j’ai senti ma cuisse droite se plaindre un peu, tout a tenu le coup pendant 45 minutes. En ce moment, je sens encore une certaine raideur, mais je pense bien que ce sera disparu demain matin. Je l’espère, avec la quantité de neige qui nous est annoncée demain, je risque d’avoir besoin de toutes les parties de mon corps pour pelleter !  🙂

En plus de la petite raideur, une autre inquiétude demeure: l’effet du bandage que je dois porter au mollet droit. Encore une fois aujourd’hui, mon pied cognait lourdement au sol et je me demande si je ne risque pas de développer certains problèmes si je continue comme ça.  Ça va prendre les conseils de l’experte en la matière, je crois.

En tout cas, vous ne pouvez pas savoir à quel point j’ai hâte que tout ça soit derrière moi et que ma vie de coureur reprenne son cours. Du genre courir pendant des heures perdu dans mes pensées, arriver à la maison épuisé, recommencer à avoir très faim aux repas…

Patience Fred, patience…

So far so good

C’est ce matin, avec une (très) certaine appréhension, que j’ai fait ma première sortie depuis ma « rechute ». Vraiment pas les conditions idéales, l’hiver étant maintenant bien installé. La surface était inégale, passant d’enneigée à asphaltée à slushée… Mais bon, je n’avais vraiment pas envie d’attendre plus longtemps.

Au programme, un petit 8 km relaxe. Il fallait qu’il soit TRÈS relaxe. Je ne sais pas si le concept de mémoire musculaire existe, mais j’avais beau essayer de me ralentir, pas moyen de le faire comme du monde. Au final, une moyenne de 4:36/km, dans la schnoutte. Trop rapide, mais bon…

L’ischio-jambier a bien tenu le coup, aucune douleur. Juste une petite raideur dont je me suis rendu compte seulement après avoir arrêté, vraiment rien d’inquiétant. Par contre, le bandage que je porte autour de mon mollet droit empêche ce dernier de travailler correctement, alors mon pied droit m’a semblé deux fois plus lourd que son comparse de gauche, rendant la première moitié quelque peu inconfortable.

Mais pour le reste, so far, so good. J’ai déjà hâte à mercredi…

Ha oui, j’oubliais: je n’ai pas vu de différence marquée de comportement avec les souliers de trail dans la neige.  Dommage. Je compte bien faire des vrais tests comparatifs au cours des prochains jours, question d’en avoir le coeur net.

C’est de la sorcellerie ou quoi ?

Depuis que j’ai été contraint pour la deuxième fois à arrêter la course à cause de ma blessure subie à Philadelphie, je ne cessais de me poser des questions. Combien de temps dois-je encore attendre ? Et si je n’attends pas assez longtemps, vais-je devoir recommencer un autre « cycle » de guérison ?  De combien de temps, celui-là ?  Devrais-je consulter un professionnel ?  Lequel ?  Médecin sportif, physiothérapeute, ostéopathe, chiropraticien ?

J’ai reçu les avis de mes amis Maryse et Christian (deux de mes plus fidèles lecteurs). Ce dernier me suggérait fortement de voir un ostéopathe, car le sien l’a littéralement sauvé (à voir ses performances, je peux le croire !). Maryse quant à elle m’a fait un topo des spécialités de chacun et dans mon cas, comme ça semblait être une déchirure/élongation musculaire, elle m’a suggéré de voir un physio.

Avec la période des Fêtes qui approche, le timing n’était toutefois pas tellement bon. Puis je me suis souvenu d’une rencontre que j’avais eue dont j’ai déjà parlé ici à la fin août. Alors que je m’entrainais pour le Vermont 50 au mont St-Bruno, j’avais jasé une bonne dizaine de minutes avec une chiropraticienne qui faisait des ultras. Je me disais que si une personne était bien placée pour me conseiller, c’était bien elle.

Suite à cette rencontre, j’avais identifié cette gentille personne comme étant Marie-Josée Dufour de Québec. Mais je ne retrouvais pas son nom dans le bottin de l’ordre des chiropraticiens du Québec. Ni dans les classements du Vermont 50 des dernières années (elle m’avait dit avoir déjà fait le 50k), ni sur Ultra Signup. Hum…

Finalement, je suis allé revoir le classement final du XC de la Vallée et fait des recoupements. En troisième place chez les dames: Sophie Limoges de Brossard. Coup d’oeil sur le site de l’ordre des chiros: bingo !  Avant de la contacter, je suis allé voir ses résultats sur Ultra Signup. Ma mâchoire a failli décrocher. Elle ne fait pas que courir des ultras, elle performe !  Gagnante à deux reprises du 50k à Bear Mountain, gagnante à St-Donat (58k) l’an passé, gagnante de la Canadian Death Race (125 km dans les Rocheuses) en 2009 (où elle a terminé 5e au général, seulement 25 minutes derrière Dean Karnazes)… Définitivement s’il y a quelqu’un qui peut conprendre l’empressement d’un coureur à reprendre le colier, c’est bien elle !

Je lui ai donc écrit samedi dernier, lui rappelant notre rencontre, lui décrivant mon mal et lui demandant conseil. Réponse dimanche matin: elle se souvenait de moi (il semblerait que ce n’est pas tous les jours qu’on croise quelqu’un qui fait 50 km au mont St-Bruno), déjà ça de pris. Elle connait très bien ce genre de blessure et m’offrait de me traiter dès cette semaine, malgré le fait que son horaire était déjà plein. Elle était prête à faire du temps sup pour moi !  Ha, la fraternité des coureurs…

Jeudi midi, je me pointe donc à la clinique où elle travaille. Avant le traitement, petit formulaire à remplir. Antécédants médicaux, blessures, médicaments, etc. Alcool ?  Heu, pas facile celle-là… 9-10 consommations par semaine peut-être ?  Drogues récréatives ?  Jamais de ma vie (suis-je assez plate à votre goût ?). Boissons gazeuses ?  4-5 par semaine je dirais.

Référencé par qui ?  Ben, heu… la chiro elle-même ?

Avant de signer le formulaire, un gros avertissement: les manipulations chiropratiques peuvent, dans des cas extrêmement rares, entrainer la paralysie. Ben là, pour un muscle de la cuisse, jamais je ne croirai…

J’ai à peine terminé de remplir le formulaire que Sophie (entre coureurs, on s’appele par notre prénom) vient me chercher. Elle fait le tour dudit formulaire et acroche sur un point: 4-5 boissons gazeuses par semaine ?!?  Heu, oui, avec mon lunch le midi… Ne ne non, c’est beaucoup trop !  Pardon ?  Tu ne vas pas me dire que je ne peux pas courir parce que je bois 4-5 canettes de Diet Pepsi par semaine ?!?  Je ne me mettrai pas au jus de carottes, bout de viarge !

Elle m’explique de long en large les « méfaits » des boissons gazeuses, données scientifiques à l’appui. Ok, ok, je vais voir… Mais l’alcool ?  Ça non, c’est beaucoup moins néfaste. À la limite, ça a presque certaines qualités. J’ai dans mon idée qu’elle ne boit pas de boissons gazeuses, mais ne déteste pas un prendre un bon verre de vin…

Commencent ensuite les exercices/manipulations. Tiens-toi sur un pied. Sur l’autre. Pousse avec ta jambe comme ci, force avec l’autre jambe comme ça. Je me demande bien où elle veut en venir. Ma cuisse, elle ?  Mais bon, elle ne vient pas me dire comment tester un relais d’alternateur, alors je ne lui dirai certainement pas comment faire sa job. Je me plie donc de bonne grâce.

Après quelques maniplulations, elle m’annonce que c’est ce qu’elle pensait: ma jambe gauche est plus faible que la droite, alors celle-ci compense. À la longue, elle finit pas se fatiguer, l’exposant ainsi aux blessures. En tout cas, c’est ce que je comprends. Elle me dit donc qu’elle va devoir « redresser » mon côté gauche. Merde, ça va bien prendre 6 mois !  Pour une petite élongation ? Je commence sur le champ à réviser mes plans: tout va être retardé d’un an, ma parole…

Elle enchaine avec le traitement. assis, couché sur le ventre, couché sur le dos. Pousse comme ça, tire ici. Vers l’intérieur, vers l’extérieur. À un moment donné, je suis couché sur le côté et elle se laisse littéralement tomber sur ma jambe. Ouch !  Merde, une chance que tu ne ne pèses pas 200 livres ! J’ai l’impression que si elle voulait me démantibuler, elle pourrait le faire sur le champ sans même que je m’en rende compte. Et avec l’enfilade de niaiseries que je fais sortir de ma bouche, je n’aide peut-être pas ma cause (au bout d’un certain temps, j’allume: elle doit toutes les avoir entendues des milliers de fois, mes jokes insignifiantes).

Après quelques minutes à subir toutes sortes de maniplutations qui ne semblent avoir aucun rapport entre elles, je refais les tests du début. Et je vois le miracle qui vient de se produire. En début de séance, j’avais de la difficulté à me tenir sur le pied gauche tout en pliant mon genou droit vers l’avant. Maintenant, je suis aussi fort avec le gauche qu’avec le droit. Même chose en poussée. Hein ?!?  C’est quoi, cette affaire-là ?  De la sorcellerie ou quoi ?  Juste en me faisant subir une série de manipulations, elle a réussi à redresser ce que j’avais pris 42 ans à mettre croche ?  Ce n’est pas possible !?!

Il semblerait que oui. Selon elle, je suis correct et aurai peut-être à la revoir seulement une autre fois début janvier. Mon plan de reprendre la course demain dimanche est parfait pour elle. Je dois y aller mollo pour commencer, mais elle semble certaine que mon trouble est chose du passé. Je dois toutefois porter une genre de bandage autour de mon mollet droit pour quelques semaines, question de maintenir le tibia et le péroné ensemble, rendant plus facile le travail de mon ischio-jambier.

Elle m’a dit de lui écrire si j’avais des problèmes, mais elle est à peu près certaine que je n’en aurai pas. J’ai vraiment hâte à demain pour voir ça, moi. Peu importe ce qui arrive, je suis déjà très impresionné des résultats.

À suivre…

Du bénévolat, moi ?

Quand j’ai fait mon premier marathon, bien que je n’ai pas pris ça à la légère, disons que je ne m’en suis pas trop fait. C’était à l’époque où on pouvait encore s’inscrire pour l’épreuve durant l’expo-marathon, alors je m’étais donné le temps de voir si j’étais capable de faire la distance avant de finalement procéder, 5 ou  6 semaines avant la course. Cette époque vraiment pas si lointaine (c’était en 2007 !) est maintenant révolue. Les courses qui ont la moindre importance s’emplissent à pleine capacité en quelques jours, voire même quelques heures. Il faut donc être prévoyant et penser à long terme.

Étonnamment, le même phénomène s’observe pour certains ultramarathons. Les plus prestigieux, (entre autres le Western States 100, le Wasatch Front 100, le Hardrock 100, le Leaville Trail 100 et bien évidemment, le Vermont 100) s’emplissent très rapidement. Certains tiennent même une loterie, comme le Marathon de New York, pour “choisir” qui fera partie de l’épreuve. C’est fou à ce point-là !

Ces épreuves peuvent donc se permettre des petits “caprices”. Le Vermont 100, qui fait partie du Grand Slam of Ultrarunning, suit la voie tracée par les courses citées plus haut (à part Leadville) en exigeant de ses participants qu’ils aient fait “un minimum de 8 heures certifiées de bénévolat lors du Vermont 100,  du Vermont 50, de tout autre ultra de plus de 50 km ou de toute autre course approuvée par l’organisation. Ce bénévolat doit se faire au cours des 14 mois précédant l’épreuve”. Le bénévolat peut prendre plusieurs formes: faire partie de l’organisation, participer à l’entretien des sentiers, être à l’inscription, à l’information, aux points d’eau, etc. Toutefois, toute participation “active” dans une course est exclue: être entraineur ou être un lapin de cadence, par exemple.

Le but visé ?  Que les coureurs « redonnent à leur sport ». Je crois plutôt qu’ils ont de la difficulté à avoir des bénévoles et qu’en agissant ainsi, ils se trouvent plus facilement de la main-d’oeuvre. Mais bon, c’est juste mon avis…

La première fois que j’ai vu ça, je me suis exclamé: de quessé ?!?  Ces courses sont déjà plutôt dispendieuses en partant (l’inscription coûte 250$ pour le Vermont 100 2013), il faut faire du bénévolat en plus ?  Un participant peut toujours “racheter” son bénévolat, mais ça lui en coûtera 150$ supplémentaires. Et comme les autres épreuves du Grand Slam n’offrent pas cette option, je ne serais même pas surpris que cette avenue soit fermée quand je voudrai m’y inscrire, l’an prochain.

Pour être poli, disons que ça ne fait pas mon affaire. Je me dis qu’il faut vraiment, mais vraiment vouloir se taper 100 milles à pied pour payer ET faire du bénévolat en plus. Ou payer plus cher… Je commence sérieusement à me questionner sur mon état mental. Et puis non, je ne me questionne même plus… 😉

Quelles sont mes options alors ?  Les ultras de plus de 50 km au Québec, il y en a un: St-Donat. Mais j’avais envie de le COURIR moi, pas de me taper la route pour aller remplir les bouteilles d’eau de d’autres coureurs que je passerais la journée à envier… Le Vermont 50 ?  Même chose: trop loin pour ne pas le courir une fois que le voyage aura été fait. Et dans ce cas-là, je serais tellement jaloux des participants que je pense je mettrais du laxatif dans l’eau que je distribuerais. Ou peut-être des morceaux d’ex-lax parmi les bonbons, tiens…

Ne pouvant trouver de solution, j’ai écrit à l’organisation en leur expliquant mon cas. J’ai joint à mon courriel des liens vers certaines courses qui se déroulent en trail au Québec. Ces courses, soient les deux de la série X-trail Asics (Sutton et Orford) et la Virée des sentiers du mont St-Bruno sont pas mal plus courtes qu’un ultra (demi-marathon et 20 km respectivement), mais légèrement plus accessibles pour moi, mettons. Elles pourraient peut-être être “approuvées” par l’organisation… Manipulateur sur les bords, j’ai pris soin de commencer mon courriel en disant que j’avais ADORÉ mon expérience au Vermont 50 (ce sont les mêmes gens qui organisent les deux épreuves). Ben quoi, on gars n’a rien à perdre !  🙂

Quelques jours plus tard, j’ai reçu ma réponse: “mes” courses étaient acceptées. Ouf !  L’organisatrice en chef m’a toutefois fait remarquer que ça vaudrait peut-être la peine que je fasse la route pour être bénévole  au prochain Vermont 100. Ça me permettrait de faire partie de la fête un an d’avance et le camping est gratuit pour les bénévoles. Ouais, bon, quand ils disent que le camping est gratuit, je suppose que ça consiste à avoir une place pour planter une tente dans un champ, et peut-être avoir accès à un Johnny on the Spot

Enfin, je verrai. Ce serait tout de même un gros investissement côté temps. En fait, je serais probablement pas mal plus intéressé à faire le pacer de quelqu’un. En effet, pour les 30 derniers milles de l’épreuve, les participants peuvent être accompagnés d’un pacer. En fait, cette personne ne donne pas vraiment la cadence comme en course sur route, elle est plutôt là pour garder les yeux ouverts quand la fatigue commence à faire son oeuvre et s’amuse à jouer des tours à la conscience de celui qui a déjà 70 milles dans le corps. Ça c’est un rôle que j’aimerais beaucoup jouer, ce serait une expérience tellement enrichissante… Alors s’il y a quelqu’un qui lit ceci qui est à la recherche d’un pacer, je suis votre homme !  🙂

J’y pense: je pourrais faire quelques heures de bénévolat ET pacer quelqu’un ?  Hum…

Le plus difficile: ultramarathon ou Ironman?

Nous étions à la maison, en train de prendre tranquillement une bière suite à mon premier marathon en 2007 quand mon père m’a lancé tout bonnement: « La prochain étape, quoi ?  L’Ironman ? ».

Heu, hein ?  Woh minute, je ne suis qu’un être humain, moi là… Durant mon adolescence, j’ai fait beaucoup de vélo (oui Maryse, il y avait des vélos dans ce temps-là), mais toujours en mode « cyclotouriste », pas en compétition. Mes deux vélos sont des cyclos, je m’en sers pour aller travailler (et transporter une panoplie de bagages) durant l’été. Si je voulais me convertir au triathlon, je devrais commencer par me procurer un vrai vélo de course. Pour faire image, ceux que j’ai sont des chevaux de trait, les vélos de course sont des pur-sang.

Mais par-dessus tout, pour me mettre à ça, il faudrait que j’apprenne à nager. Techniquement, je sais nager et suis même capable de faire des « longueurs »… dans ma piscine hors-terre de 21 pieds. Mais faire des vraies « longueurs » ?  Impossible. Il me faudrait prendre des cours pour nager plus efficacement et même là, je ne suis pas certain que je serais très bon… Car voyez-vous, dans ma petite tête, l’être humain n’est pas fait pour se déplacer dans l’eau. Car si c’était le cas, il serait doté d’un équipement spécialisé quelconque: nageoires, pieds et/ou mains palmés, branchies à la limite. Mais il n’a rien de tout ça à sa disposition.

Vous voyez donc comment je perçois un Ironman ?  Pour moi, nager 3.8 km, faire ensuite 180 km à vélo et couronner le tout par un marathon, c’est inhumain.

Lors du Vermont 50, tout en m’attendant à Greenall’s, Barbara a piqué une petite jasette avec Caroline, la femme d’un autre participant. Celle-ci lui a raconté que son mari avait fait des Ironmen, mais que « ça (en parlant de ce qu’on était en train de faire), c’est complètement débile ». Quand Barbara m’a raconté le tout par après, je me suis posé la question: est-ce que c’est plus difficile de faire un 50 milles ou un Ironman ?  Grosse question existentielle pour un dimanche, hein ?  😉

J’ai analysé le tout sous plusieurs angles. L’Ironman nécessite de développer des capacités dans trois disciplines très différentes. Il est donc évident que techniquement, un Ironman est plus difficile que l’ultramarathon.

Côté endurance maintenant. Là, c’est une autre paire de manches. La natation est considérée comme un sport « doux » pour le corps, aucun impact n’étant impliqué. Dans une moindre mesure, le vélo aussi est moins taxant pour le corps que la course. De plus, les parcours utilisés pour les Ironmen (et pour la très grande majorité des marathons) sont habituellement relativement « faciles », c’est-à-dire à peu près dénués de relief. En tout cas, s’il y en a, ça n’a rien, mais rien à voir avec un ultra fait en montagne. Pour vous dire, après 15 milles au Vermont, jamais mes quadriceps n’avaient été autant sollicités. Pourtant, il en restait 35…

Donc, un ultra est peut-être plus « taxant » pour le corps… Mais laquelle des deux épreuves nécessite la plus grande dépense d’énergie de la part des participants ?  Hum…  Je me suis alors mis à penser: combien de temps prennent les meilleurs ?  Quelle est la limite de temps pour compléter l’épreuve ?  Au VT50, le gagnant a pris 6h27 et les coureurs avaient 12 heures pour compléter le tout. Pour l’Ironman, le record du monde est de 7h41 et les compétiteurs ont habituellement 17 heures pour le compléter.

Alors, pour moi c’est maintenant clair: un Ironman, c’est plus difficile qu’un 50 milles. En tout cas, c’est plus difficile que celui que j’ai fait, le VT50. Par contre, à force de lire sur les courses de 100 milles, je ne pense pas que l’Ironman puisse s’approcher de ça au niveau difficulté. Car normalement, les courses de 100 milles se gagnent entre 15 et 18 heures (parfois beaucoup plus selon la difficulté) et tous ceux qui terminent en moins de 24 heures sont considérés comme étant dans une forme physique remarquable.

Donc, cher papa, pour cette raison et seulement pour cette raison (hum hum), je vais skipper l’étape de l’Ironman et sauter directement aux 100 milles. 😉  Ben quoi, je ne rajeunis pas, moi là… Je n’ai pas de temps à perdre !

Toutefois, je devrais peut-être commencer par me remettre à courir, hein monsieur l’ischio-jambier ?

Le long voyage

Le plus long des voyages commence par un simple pas. C’est ce qu’on dit. Et j’avoue que j’ai très très hâte de le faire, ce premier pas.

Le premier pas d’un long périple qui sort un peu de l’ordinaire. La destination ?  West Windsor, Vermont. La date ?  Les 19 et 20 juillet 2014. Cette fin de semaine-là (en tout cas, je pense que ce sera celle-là) aura lieu le Vermont 100 Endurance Run, la course que j’ai choisie pour faire mon premier 100 milles (bon, ça y est, je vois d’ici ma mère en train de freaker devant son écran d’ordinateur). J’avais cette idée derrière la tête dès le moment où je me suis inscrit au Vermont 50 l’an passé. Je me disais que si tout se déroulait bien, j’allais me lancer dans la grande aventure, la vraie.

Car le 100 milles, c’est le nirvana de l’ultramarathonien, l’équivalent du marathon pour le coureur qui a encore toute sa tête. Le 50 milles, c’est un peu comme le demi-marathon: c’est une super belle course, ça prend un entrainement spécifique et un bon investissement de temps pour réussir. Sauf qu’il reste toujours un petit doute, on se demande toujours si on est capable de passer à la distance supérieure. Ben voilà, c’est dans cet état d’esprit que je suis: j’ai fait un 50 milles, je vise maintenant le 100.

Une de mes tantes a exprimé ce que bien des gens pensaient probablement quand ils ont appris que je courrais un 50 milles: “Pourquoi faire ?”. Hé bien, pour rien, justement. Seulement pour me prouver que je peux le faire, pour voir où sont mes limites. Et pour m’amuser parce que je ne me suis jamais autant amusé qu’en courant par ce jour pluvieux de septembre. Ce sera exactement la même chose pour le 100 milles.

Et maintenant, pourquoi attendre à 2014 ?  La réponse est plus logistique qu’autre chose. Boston est en avril et je ne veux pas le faire comme épreuve préparatoire. Je ne pense vraiment pas y battre mon PB (surtout avec cette foutue blessure qui semble vouloir s’amuser à retarder mon entrainement), mais j’aimerais bien me requalifier. Pas que ce serait très utile, vu que je suis déjà qualifié pour 2014 et que je ne compte pas y retourner de toute façon. Mais je ne sais pas, il me semble que tant qu’à aller à Boston, je savourerais plus l’expérience si je me requalifiais. Si je fais Boston “sérieux”, ça veut dire phase de tapering avant, donc diminution de l’entrainement dans les semaines précédant l’épreuve. Aussi, moins de travail en montagne et plus en vitesse.

L’autre facteur non négligeable est que je veux aller chercher plus d’expérience en ultra avant de me lancer dans un 100 milles. Ça signifie faire quelques autres courses de 50 milles avant. Entre Boston et le Vermont 100, il n’y en a pas vraiment, peut-être Bear Mountain au début mai. Mais ça demeure très proche de Boston. Il y a aussi St-Donat, qui est un 58 km, à la fin juin. À part ça…

Bref, le timing n’est pas bon pour 2013. Et de toute façon, c’est déjà complet, alors… Imaginez : le gagnant de 2012 est sur la liste d’attente !  Je compte donc me “contenter” de Boston, St-Donat, du Vermont 50, peut-être New York et probablement une ou deux épreuves plus courtes en montagne, style Sutton et/ou Orford.

Pour 2014, le plan est de faire un marathon au printemps (Barbara et moi aimerions tellement aller à Rome en mars…), Bear Mountain début mai, peut-être Ottawa, St-Donat fin juin et culminer le tout par le Vermont 100. Ensuite, ce sera de mon lit d’hôpital que je vous ferez parvenir de mes nouvelles. 😉

Beau programme, non ?  Surtout, un merveilleux voyage que j’entame. De longues heures, parfois des journées entières à passer seul, à méditer sur la vie, le bonheur, à penser à tous ceux que j’aime et qui me font l’honneur de m’aimer, malgré mes innombrables défauts, mes multiples lubies. Je compte profiter de chaque instant car comme l’a dit Dean Karnazes (ce n’est probablement pas de lui, mais bon…): ce n’est pas la destination qui compte, c’est le chemin qu’on prend pour s’y rendre.

Encore blessé…

Comme prévu, j’ai repris l’entrainement dimanche. Un petit 12 km que je me promettais de faire tout doucement. Bien évidemment, je n’ai pas respecté ma promesse et ai fini par faire du 4:14/km de moyenne. Au moins, je ne suis pas allé à fond (genre 4:04 ou 4:05), mais c’était tout de même trop soutenu comme rythme pour un retour. J’ai senti ma blessure de Philadelphie qui voulait revenir dans le dernier kilomètre. J’espèrais que c’était juste un petit avertissement qui n’aurait pas d’autre conséquence…

Hé non. Ce soir, autre essai. Je me promettais bien d’y aller vraiment relaxe. Mais on dirait que mes jambes et mon cerveau ne sont pas reliés. Ou que ce dernier arrête de fonctionner normalement dès que je me mets à courir. Bref, après 700 mètres, la douleur est revenue. J’ai décidé de laisser 2 km au muscle pour qu’il se réchauffe comme il faut. Peine perdue, après 1.6 km, je me suis arrêté et rendu à l’évidence: mon ischio-jambier n’était pas guéri et j’étais en train de l’empirer. Je suis retourné à la maison en trottinant, la mort dans l’âme. Comme la douleur a tendance à disparaitre après un certain temps, j’ai fait quelques autres petits essais (pour un gigantesque total de 4 km), mais mon cerveau a finalement eu le dessus. Pour une fois…

La pause annuelle s’était somme toute bien déroulée. Je ne mangeais pas trop les murs, prenant mon mal en patience. Mais ce soir, j’avoue bien candidement que je suis frustré (pour ne pas dire en tab…). Je ne peux pas croire qu’une blessure en apparence si anodine puisse m’envoyer sur les lignes de côté pour un autre deux semaines. Dire que je pensais originalement que c’était une crampe et que j’en ai ri en traversant la ligne d’arrivée…

Ceci dit, j’essaie de voir le tout avec perspective. La marraine de Barbara est présentement aux soins intensifs, victime d’un syndrome de Guillain-Barré. Pour elle, ce sera 6 à 12 mois de convalescence. Alors, moi et ma petite élongation musculaire…

Courir en hiver: s’adapter à la surface

Aujourd’hui, suite sur le thème « Courir en hiver »: la surface.

C’est de loin ce que je trouve le plus difficile durant la saison froide. Comme je disais hier, le froid, je suis capable de m’y faire. Et je suis même chanceux de ce côté: pas de problèmes respiratoires, pas de goût de sang dans la bouche (ouais, ça a l’air que ça arrive…) non plus. Évidemment, par grands froids, mes poumons ont plus de difficulté à faire leur travail, mais vraiment rien pour m’arrêter de courir.

La neige, par contre… En fait, ce n’est pas la neige en tant que tel qui me dérange, mais ce que l’activité humaine en fait. Le passage a répétition des voitures la fait se transformer en belle gadoue, les trous d’eau sale se multiplient, l’enfer. Mais la pire surface que je connaisse, c’est l’espèce de « cassonade » qui se développe suite à une bonne bordée. Je ne sais pas d’où ça vient, mais dans certaines conditions, on dirait qu’à force de se faire brasser par les autos, la belle neige devient granuleuse et prend une horrible couleur beige. Et comme en plus de la couleur, elle prend également la texture de la cassonade, je lui ai donné ce surnom. Quand on se déplace (on se peut pas utiliser le verbe « courir dans ce cas-ci) là-dedans, on a l’impression d’être dans le Sahara. Tout ce qui plie dans le bas du corps (chevilles, genoux, hanches) commence alors une série de torsions inhabituelles et le débit de mots religieux sortant de ma bouche atteint des sommets qui ne sont égalés que lorsque je fais de la peinture ou installe un luminaire.

Pour la glace, il n’y a malheuresement qu’une seule chose à faire: l’éviter et attendre soit l’épandage d’abrasifs, soit le retour du printemps. Il n’y a pas de miracle…

De plus, à mesure que l’hiver avance, l’accumulation de neige sur les côtés des rues les fait rétrécir, faisant passer la cohabitation avec la circulation automobile d’acceptable dans le meilleur des cas, à impossible en certaines occasions.

Bon maintenant, qu’est-ce que je porte comme chaussures pour me rendre le tout un tantinet moins désagréable ?  Hé bien justement, j’ai toujours porté la même chose, hiver comme été. Je me suis aussi déjà procuré des « grappins ». Ceux que j’avais étaient comme des ressorts métalliques tenus ensemble par des bandes en caoutchouc. Faciles à installer, leur efficacité était remarquable sur la neige tapée et dans une certaine mesure, sur la glace. Par contre, ils étaient carrément inutiles dans la neige folle, la gadoue et bien sûr, la « cassonade ». Si j’en parle au passé, c’est que je les ai « scrappés » à force de courir sur l’asphalte avec. Parce que oui, la surface sur lacquelle on doit courir l’hiver varie, alors on n’a pas nécessairement envie de se geler les mains pour enlever/remettre les grappins à chaque fois.

Donc, bien que je m’en sois procuré une autre paire depuis, je ne les enfile plus et prie à chaque fois pour que la surface de course soir adéquate. Et j’essaie de me consoler en me disant que lorsque je cours sur la neige bien tapée, ça va moins vite, mais c’est moins dur pour mes articulations.

J’ai toutefois une lueur d’espoir pour cet hiver. En effet, je suis désormais l’heureux propriétaire de souliers de trail et à voir l’efficacité que ces derniers ont sur la roche glissante et dans la boue, j’ai bien hâte de voir comment ils vont se comporter dans la neige. Prions le Seigneur…

Courir en hiver: s’adapter aux conditions météo

J’ai déjà abordé un peu le sujet, mais à la demande de ma petite soeur et avec la saison froide qui s’en vient, je crois que le moment est propice pour en parler: qu’est-ce que je fais l’hiver ?

Si on revient au commencement, c’est-à-dire il y a quelques années, je n’appréciais pas l’hiver, mais rien de particulier. Depuis que nous avions quitté Montréal (qui n’est tellement pas adaptée à notre climat que ça en est ridicule) pour nous établir en banlieue, ma relation avec la saison froide avait repris la cordialité de ma jeunesse. Je préférais l’été, mais je me faisais à l’idée qu’il fallait traverser l’hiver. De plus, je ne déteste pas pelleter, alors…

Tout a changé quand je me suis mis à la course. Le froid ? Pas de problème. La neige par contre… Et la glace… Maudit que j’haïs ça !  Dès qu’il y a la moindre chute de neige annoncée, je me mets à rager, comme si ça allait changer quelque chose. Barbara me dit souvent: « Pense un peu aux skieurs ». Et les skieurs, ils pensent à nous, les coureurs ? NON !!!

(Aparté: cette semaine, j’ai eu une discussion à ce sujet avec mon ami et ancien collègue Sylvain. Il m’a fait remarquer qu’il demandait seulement 3 mois de neige par année et me laissait les 9 autres si je voulais. Ouais, bon point. Mais je cours 4 fois par semaine alors que très rares sont les skieurs qui enfilent les planches plus de 2 fois par semaine. Et puis j’ai le droit d’être égoïste de temps en temps, bon !  ;-))

Bon, une fois que j’ai fini de chiâler, je fais quoi ?  Je fais comme tout être humain qui veut survivre: je m’adapte. Aujourd’hui, je vais parler de ce qu’il y a de plus facile à gérer: les conditions météo.

Le dicton le dit: « Il n’y a pas de mauvais temps pour courir, seulement de mauvais vêtements ». Je vérifie donc toujours les données météo avant de partir: température, vent, le temps qu’il fait, etc. puis je m’habille en conséquence. Le principe universel bien connu est le suivant: plusieurs couches minces de vêtements au lieu d’une seule couche épaisse. Et ça prend des vêtements appropriés en matériel synthétique qui « respire », de façon à évacuer plus facilement la transpiration et demeurer le plus possible au sec. Le coton qui absorbe si bien l’eau est à éviter à tout prix. Les boutiques de course offrent un large éventail de produits qui permettent de s’adapter à toutes les conditions et on peut y recevoir de judicieux consels de la part d’experts en la matière (en tout cas, la plupart du temps…). Pour ma part, je crois bien que je suis capable de « descendre » facilement jusqu’à -30 degrés avec ce que je possède. J’ai un manteau que je n’enfile que 3 ou 4 fois par année tellement il est chaud.

Règle importante quand on court au froid (et à toutes les températures, en fait): la règle du 10 degrés. Il fait -15 degrés dehors ?  On s’habille comme s’il faisait -5 et qu’on allait prendre une marche ou travailler. C’est un peu plus désagréable au début, mais le corps se réchauffant, on se retrouve confortable assez rapidement. Si après 10 minutes on a encore froid, c’est que la combinaison de vêtements choisie est inadéquate. À l’inverse, si on est confortable avant même de commencer à courir, on est trop habillé. Disons que ce n’est pas toujours facile de trouver la combinaison parfaite…

Une fois le corps couvert convenablement, je porte habituellement une tuque de course. N’étant pas frileux du visage et du cou, je ne porte aucun foulard ou plastron. Pour mes mains, je les enfouis généralement dans le prolongement (prévu à cet effet) des manches de mon chandail de course à capuchon (que je surnomme le fuhrot, d’après l’attirail que portait le méchant dans Les Oraliens, une émission de mon enfance. Ceux de ma génération s’en souviendront certainement). J’ai essayé des gants et des mitaines et je me suis gelé à chaque fois quil faisait froid pour la peine.

Pour le bas du corps, je porte des pantalons semi-doublés, les « full-doublés » étant trop chauds pour moi. Et messieurs, détail excessivement important: il ne faut pas oublier les parties intimes !  Avec un vent de face, c’est fou à quel point on peut devenir inconfortable rapidement.  Personnellement, j’ai toujours une débarbouillette placée stratégiquement pour protéger les bijoux de famille. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus élégant à voir, mais c’est bigrement efficace !

Pour les pieds, les boutiques spécialisées offrent une panoplie de sortes de bas. Personnellement, j’aime bien la laine merinos, mais c’est à chacun de voir ce qu’il préfère.

Une fois habillé, autre chose à penser: le vent. Parce que lorsqu’il fait froid, sa présence est encore plus déterminante. On pourrait même dire qu’il est primordial de commencer le vent dans la figure et terminer le vent dans le dos. La raison est simple: même s’il fait froid, nous transpirons. Si le coureur commence son trajet avec le vent dans le dos, il rsique de tout simplement frigorifier en revenant avec le vent de face. Donc, pour décider de mon trajet en hiver, je regarde toujours la direction du vent. Comme il vient généralement de l’ouest, c’est pour cette raison que je me retrouve presque irrémédiablement soit de l’autre côté de la 132 (grr !) ou dans le parc industriel (double grr !!) lors de la saison froide.

Au fil des ans, j’ai peaufiné ma gestion du vent. Ainsi, je fais habituellement 1 ou 2 km le vent dans le dos pour m’échauffer, puis entame le vif du sujet: le vent de face. Et je termine toujours le vent dans le dos… si c’est possible.

Il me reste à parler des souliers et de la surface de course. Mais ce sera pour la prochaine fois. 🙂

Sex talk

Ha ha, je le savais que ça vous intéresserait !  🙂   Donc, en réponse à mon ami Sylvain qui me faisait remarquer que je n’avais jamais abordé le sujet, je vous livre ce soir mon avis sur cet aspect très privé, mais tellement important, de la vie.  🙂  Mais là, j’espère que vous ne vous attendiez pas à un long récit truffé de détails croustillants et d’anecdotes sur notre vie intime quand même !  Ma mère et ma belle-mère font tout de même partie de mes lecteurs les plus assidus…  Je les imagine lire les détails de la vie très privée de leurs enfants chéris. Pourquoi j’ai des frissons, donc ?  😉

En fait, il n’y a pas grand chose à dire. Tout le monde a entendu parler de l’abstinence chez les boxeurs durant les semaines avant un combat. Probablement pour une question d’agressivité ou quelque chose du genre. Est-ce vrai ?  Je ne sais pas, je ne suis pas boxeur. Mais bon, à la course, l’agressivité, ça ne sert pas à grand chose. On ne peut pas être agressif pendant des heures, ce serait trop fatigant pour rien. Alors, j’ignore ce que font les athlètes d’élite, mais dans mon cas, bien honnêtement, mon calendrier de course n’a rien, mais absolument rien à voir avec notre vie intime. La veille d’une compétition ?  C’est déjà arrivé que oui, c’est déjà arrivé que non (et non, je ne vous dirai pas en quelles occasions !). Comme dans la vie de tous les jours, quand le moment est propice. Et honnêtement, je n’ai pas vu de différence le lendemain.

En fait, je dirais que la course a plus d’influence sur la vie sexuelle que l’inverse. Car voyez-vous, il semblerait que j’ai déjà été plus séduisant que durant la soirée suivant le Vermont 50. Quoi mon amour, un gars qui a mal partout, qui est à peine capable de bouger avec comme environnement une chambre d’hôtel remplie de cossins de course boueux et détrempés, plus notre petit chien dans le lit, ça ne te donne pas des idées ? Hé bien…